C'est à l'opposition syrienne de dire qui la représente-Ryad

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    RYAD, 19 janvier (Reuters) - L'Arabie saoudite, qui soutient 
une partie de la rébellion contre le président syrien Bachar al 
Assad, a déclaré mardi que personne ne devait dicter à 
l'opposition syrienne qui doit la représenter aux discussions de 
paix prévues théoriquement le 25 janvier à Genève. 
    Ces discussions, en passe d'être retardée en raison d'un 
désaccord sur la liste des participants, font partie du 
processus de paix entériné le mois dernier par le Conseil de 
sécurité des Nations unies qui prévoit la mise en place d'un 
gouvernement de transition puis, à terme, des élections. 
    Lors d'une conférence dans la capitale saoudienne le mois 
dernier, l'opposition syrienne s'est dotée d'une structure de 34 
membres pour superviser les discussions. 
    Jusqu'à maintenant, la Russie et l'Iran, qui soutiennent le 
président syrien, ont rejeté les tentatives de l'Arabie saoudite 
d'organiser l'opposition syrienne et une délégation pour les 
discussions de Genève. 
    Moscou et Téhéran accusent certains membres de l'opposition 
soutenus par Ryad d'être liés à Al Qaïda. Le gouvernement Assad 
qualifie de "terroristes" tous les groupes armés d'opposants, 
sans distinction, et les assimile souvent à l'Etat islamique, le 
groupe fondamentaliste sunnite qui s'est emparé de larges 
portions de Syrie et d'Irak.   
    Lundi, les Nations unies ont annoncé qu'elles ne lanceraient 
pas les invitations pour les négociations de paix du 25 janvier 
tant que les pays qui parrainent le processus de paix ne se 
seraient pas mis d'accord sur le nom de ceux qui représenteront 
les rebelles. (voir  ) 
    "L'opposition syrienne est la partie qui décide qui la 
représente aux discussions, et le haut comité qui a émergé de la 
conférence de Ryad est la partie concernée et c'est elle qui 
décide qui la représente aux discussions", a répondu mardi le 
ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Djoubeir, 
lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue 
français Laurent Fabius. 
    "Aucune autre partie n'est autorisée à imposer à 
l'opposition syrienne qui la représente aux discussions avec 
Bachar al Assad", a-t-il ajouté. 
    Du côté des diplomates, on indique qu'il est de plus en plus 
probable que les discussions entre le gouvernement et 
l'opposition syrienne seront reportées.  
    Il semble que ce soit aussi le message implicite qui est 
sorti du point fait lundi à huis clos par vidéo conférence pour 
le Conseil de sécurité par l'émissaire spécial de l'Onu pour la 
Syrie, Staffan de Mistura, a-t-on déclaré à Reuters de source 
diplomatique sous le sceau de l'anonymat. 
 
 (Katie Paul, avec Mostafa Hachem au Caire; Danielle Rouquié 
pour le service français) 
 
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