C.Agbegnenou : " Prête pour la guerre ! "

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C.Agbegnenou : " Prête pour la guerre ! "
C.Agbegnenou : " Prête pour la guerre ! "

Seule Française championne du monde en titre (-63kg), Clarisse Agbegnenou va défendre son titre la semaine prochaine à Astana au Kazakhstan. Si elle ne cache pas son envie de nouveau sacre mondial, la double championne d'Europe (2013, 214) n'oublie pas les bases de son sport : le travail !

Clarisse Agbegnenou, dans quel état de forme êtes-vous ?
Impeccable, pas de blessure. Un peu fatiguée mais c’est normal, on rentre de deux gros stages de préparation. On a eu un tout petit peu de repos avant de reprendre. Je me sens bien, c’est super.

Et comment était l’ambiance dans le groupe ?
On a un bon groupe. Personne ne s’est blessé, on s’est soutenus. Les entrainements et la préparation étaient durs mais on était là pour s’entraider les uns les autres. Ensemble on peut aller loin et on va aller loin.

Le groupe est-il important pour aller loin ?
Dans notre cas, les féminines, on est bien soudées. On est amies et partenaires. Quand on a un petit moment de faiblesse et qu’on entend cette petite voix amicale qui nous pousse, ça nous aide à rattraper les moments d’inattention.

Comment abordez-vous la défense de ce titre à Astana ?
J’aborde ça de manière plus détendue qu’avant. J’ai déjà fait deux finales mondiales et je pense en faire une troisième. Mon objectif pour ces Mondiaux est de garder mon dossard rouge jusqu’au bout (ndlr : dossard réservé au champion du monde en titre). Je peux le faire, je suis prête.

Se prépare-t-on différemment à une telle compétition ?
Personnellement non. Bien sûr, il y a toujours des trucs à régler par rapport aux tournois ou aux Championnats d’Europe. Mais là, je pense que je me suis ajustée. Je suis prête pour la guerre !

« Quand j’aurai fini, je pourrai peut-être enfin me reposer »

Bien réussir ces Championnats du monde, ce serait déjà une bonne préparation pour Rio…
Bien sûr ! Dans ces Championnats du monde, je compte y mettre la manière, l’explosivité, la technique. J’ai travaillé pour. Je veux faire rêver le public et bien évidemment mettre un petit coup de pression à mes concurrentes. Il y aura d’autres compétitions mais tout ça fait partie de la préparation pour les JO.

On dit souvent que les Championnats du monde sont plus compliqués que les JO. Est-ce vrai ?
Je pense que c’est plus difficile d’accéder au titre mondial à cause de la concurrence alors que les JO c’est quelque chose de plus mental. C’est complètement différent. C’est une méthode de travail totalement différente. J’essaie de tester tous les aspects à l’entrainement. Je vois mes limites, mes faiblesses. De toute façon, tout se travaille.

On a des limites même quand on est championne du monde ?
Bien sûr qu’on a des limites. Là, j’ai encore un titre à jouer, je veux le garder. Je veux aller plus loin, plus haut. Et puis ce n’est pas fini. Après il y a encore un autre Graal à aller chercher (ndlr : JO de Rio). Il faut toujours se remettre en question. Quand j’aurais fini, je pourrais peut-être enfin me reposer.

Vous avez beaucoup progressé ces dernières années. Quel est votre regard sur cette évolution ?
Oui j’ai progressé mais c’est parce que je travaille beaucoup. Je sais ce que je veux, je sais ce qui me reste à faire. J’ai un objectif et je suis prête à tout pour l’atteindre. Peut-être qu’il y a une pointe de folie qui fait que j’arrive à mon but. Mais on veut toutes la même chose et on va toutes se battre pour la même chose.

(avec Yannick O'Conor)

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