Bygmalion : l'ex-directrice financière de l'UMP charge l'entourage de Sarkozy

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Bygmalion : l'ex-directrice financière de l'UMP charge l'entourage de Sarkozy
Bygmalion : l'ex-directrice financière de l'UMP charge l'entourage de Sarkozy

Marianne révèle ce jeudi avoir consulté les procès-verbaux de la garde à vue, fin octobre, de Fabienne Liadzé. Selon l'hebdomadaire, l'ex-directrice administrative et financière de l'UMP, a expliqué dans le détail aux policiers de la brigade financière l'affaire Bygmalion. Elle a surtout pointé du doigt le rôle de certains proches de Nicolas Sarkozy dans ce système de fausses factures destiné à faire payer au parti les dépenses de la campagne présidentielle de l'ancien chef de l'Etat.

Elle a particulièrement décrit aux policiers, d'après Marianne, le rôle joué par Eric Cesari, ex-directeur général adjoint de l'UMP. Mis en examen pour abus de confiance dans cette affaire, ce proche de Sarkozy «avait un pouvoir administratif de décision», a-t-elle déclaré aux enquêteurs. «Il vérifiait les devis et me demandait régulièrement les justifications des dépenses. Je précise que j'avais affaire hiérarchiquement à Eric Cesari», a-t-elle ajouté.

Pour Fabienne Liadzé, cet homme était au courant des factures de la société Event & Cie, la filiale de Bygmalion en charge de l'organisation des meetings, des dépassements des coûts de la campagne et de leur règlement par le parti. «Quand il me faisait part d'une décision, je ne sais pas si elle venait de lui ou de Jérôme Lavrilleux», a confié l'ancienne directrice financière de l'UMP. Elle a toutefois précisé que Jérôme Lavrilleux, l'homme par qui le scandale a éclaté, «avait un pouvoir de décision final».

Marianne assure aussi que Fabienne Liadzé, placée sous le statut de témoin assisté, a expliqué pourquoi la signature de Cesari se trouvait sur des documents concernant des dépenses de la campagne de Sarkozy réglées par l'UMP. «Une fois le devis validé par le demandeur, il y avait engagement de dépenses. Je transmettais à Eric Cesari pour visa», a-t-elle précisé.

Au sein du parti, Cesari était surnommé «l'½il de Sarkozy». ...

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