Bush impute à Clinton une responsabilité dans l'essor de l'EI

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WASHINGTON, 12 août (Reuters) - Jeb Bush, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, s'en est pris mardi à la favorite du camp démocrate, Hillary Clinton, qu'il a accusée d'être en partie responsable de l'émergence de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI). Pour l'ex-gouverneur de Floride, Hillary Clinton s'est désintéressée de la question irakienne lorsqu'elle dirigeait le département d'Etat sous le premier mandat de Barack Obama (2009-2013), favorisant de fait l'essor du groupe armé qui contrôle aujourd'hui une grande partie du territoire de l'Irak et de la Syrie. "Au cours de tous ses déplacements record, elle ne s'est très exactement arrêtée qu'une seule fois en Irak", a-t-il dit lors d'un discours prononcé dans la Bibliothèque Ronald Reagan de Washington. Il a également reproché à Clinton et à Obama de ne pas avoir su profiter du tournant stratégique de 2007, lorsque son frère, George W. Bush, avait ordonné un accroissement de la présence militaire en Irak (le "surge", ou sursaut). L'administration démocrate, a-t-il attaqué, s'est montrée incapable de préserver la stabilité ainsi obtenue en échouant dans ses négociations avec le Premier ministre irakien de l'époque, Nouri al Maliki, sur le maintien de force américaine "résiduelle" dans le pays. Les derniers soldats américains ont été rapatriés en 2011. "Où était la secrétaire d'Etat Clinton dans toute cette affaire ?", s'est interrogé Jeb Bush. "A l'image du président lui-même, elle s'était opposée au 'surge' puis y a adhéré en s'attribuant une part de son succès avant de rester à l'écart tandis que cette victoire durement remportée par les forces américaines et alliées était dilapidée." Lors d'une téléconférence organisée après son discours par l'équipe de campagne de Clinton, son conseiller diplomatique, Jack Sullivan, a accusé Jeb Bush de vouloir "réécrire l'histoire" et affirmé que la date de 2011 pour un retrait américain avait été fixé par son propre frère. L'Irak pourrait être un dossier piégé pour le candidat républicain tant l'intervention militaire décidée par son frère en 2003 continue de hanter une partie de l'opinion américaine. (Steve Holland; Henri-Pierre André pour le service français)

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  • aerosp le mercredi 12 aout 2015 à 10:37

    C'est comme en france, blanc bonnet et bonnet blanc