Burundi-Nkurunziza reçoit Ban Ki-moon, promet des pourparlers

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    NAIROBI, 23 février (Reuters) - Des pourparlers politiques 
vont avoir lieu au Burundi pour tenter de mettre un terme à 
plusieurs mois de violences, a annoncé mardi le président Pierre 
Nkurunziza, à l'issue d'un entretien à Bujumbura avec le 
secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. 
    Le chef de l'Etat burundais, a déclaré Ban Ki-moon, s'est 
engagé également à lever les restrictions imposées aux médias. 
Selon la présidence burundaise, 2.000 prisonniers vont être 
remis en liberté, mais l'opposition a affiché son scepticisme, 
doutant que ce lot englobe ses partisans. 
    "Nous ne sommes pas certains qu'il (Nkurunziza) libérera des 
opposants. Nous craignons qu'il ne relâche que ses propres 
hommes. Quels critères retiendra-t-il?", s'est ainsi interrogé 
Thacien Sibomana, porte-parole du parti d'opposition Uprona.  
    "Les Burundais et les Nations unies conviennent que le 
dialogue interburundais doit réunir les Burundais, mais ceux qui 
ont propagé l'insécurité(...) ne seront pas invités", a dit le 
chef de l'Etat lors d'une conférence de presse conjointe avec 
Ban Ki-moon à Bujumbura. 
    Avant de se rendre à la présidence, mardi, le secrétaire 
général de l'Onu avait rencontré les dirigeants de différents 
partis politiques, dans la capitale.  
    Plus de 400 personnes ont été tuées dans les violences 
politiques depuis le mois d'avril, quand Pierre Nkurunziza a 
annoncé son intention de briguer un troisième mandat, ce qui a 
déclenché des manifestations et une tentative de putsch. Selon 
les partis d'opposition, sa candidature à un troisième mandat, 
qu'il a remporté lors du scrutin du mois de juillet, n'était pas 
conforme à la Constitution. 
 
 (George Obolutsa; Eric Faye pour le service français) 
 
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