Burundi-Moscou s'oppose à une déclaration du Conseil de sécurité

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NATIONS UNIES, 1er mai (Reuters) - La Russie s'est opposée vendredi à l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité de l'Onu sur la situation au Burundi, où la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat a donné lieu à des émeutes. Les détracteurs du chef de l'Etat, mobilisés depuis dimanche, jugent sa décision contraire aux accords d'Arusha, qui ont mis fin à la guerre civile en 2005. "Ce n'est pas le rôle du Conseil de sécurité ni de la charte de l'Onu que de s'immiscer dans les affaires constitutionnelles d'Etats souverains", a déclaré l'ambassadeur russe à l'Onu Vitali Tchourkine. Le texte d'inspiration française dont Reuters a pu prendre connaissance "souligne la nécessité d'un processus électoral crédible, transparent et ouvert pour préserver les acquis de la paix à un moment critique, conformément aux accords d'Arusha (...)". La constitution et les accords de paix limitent la présidence à deux mandats de cinq ans, mais les partisans du président le jugent en droit de se présenter le 26 juin dans la mesure où il n'a pas été élu au suffrage universel direct pour son premier mandat mais par les députés. (Michelle Nichols, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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  • aerosp le samedi 2 mai 2015 à 09:05

    La france devrait plutôt s'occuper du chômage des jeunes