Burundi : le dialogue bloqué après l'assassinat d'un opposant

le
0
Burundi : le dialogue bloqué après l'assassinat d'un opposant
Burundi : le dialogue bloqué après l'assassinat d'un opposant

Onze jours après une tentative de coup d'Etat avortée, la situation du Burundi, ce petit pays situé au sud du Rwanda (Afrique), est toujours extrêmement confuse ce dimanche. Un dialogue avait fini par s'installer entre les partisans et les opposants du président Pierre Nkurunziza mais l'assassinat d'une figure de la rébellion a une nouvelle fois stoppé toute avancée. Zedi Feruzi, président de l'Union pour la paix et la démocratie (UPD), a été abattu samedi par balles avec son garde du corps devant son domicile de la capitale Bujumbura. La présidence dément être impliquée.

Avec son mouvement et d'autres collectifs, Zedi Feruzi se battait pour que Pierre Nkurunziza ne puisse pas se présenter une troisième fois à la présidence. Le 13 mai, l'ancien chef du service de renseignements, le général Godefroid Nyombare, avait annoncé la destitution de son ancien ami alors que ce dernier était en déplacement à Dar es Salaam (Tanzanie). La présidence avait immédiatement démenti le coup d'Etat mais, depuis, les deux camps ne cessent d'assurer leur prédominance sur l'autre.

«Un acte ignoble»

Ce dimanche, les leaders du mouvement de la contestation contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza ont annoncé «suspendre» le dialogue initié ces derniers jours avec le gouvernement. Dénonçant «un acte ignoble», cette «Coordination» s'est dite «consternée» et a «condamné avec la dernière énergie» l'assassinat de Zedi Feruzi.

Selon un journaliste burundais qui discutait avec le président de l'Union pour la paix et la démocratie avant l'attaque, les tueurs portaient «des tenues policières de la garde présidentielle». Blessé, ce journaliste assure désormais se cacher par peur lui aussi «d'être tué». La présidence a démenti ses accusations. Elle s'est dite «choquée», demandant «que la lumière soit faite de façon urgente afin que les coupables soient traduits devant la justice».

«On ne dialoguera pas ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant