Burundi-La collecte des armes se déroule sans incidents, assure Bujumbura

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(Actualisé avec porte-parole de Ban Ki-moon) NAIROBI, 9 novembre (Reuters) - La campagne de collecte des armes détenues illégalement se déroule sans encombres au Burundi, ont assuré lundi les autorités, balayant la mise en garde du président rwandais Paul Kagame sur les risques d'un nouveau conflit ethnique. Au moins 200 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers d'autres ont quitté le Burundi depuis le 26 avril, date à laquelle le président Pierre Nkurunziza a annoncé son intention de briguer un troisième mandat, ce qui, selon l'opposition, était contraire à la Constitution. Le chef de l'Etat, finalement réélu en juillet, a lancé lundi dernier un ultimatum aux détenteurs d'armes à feu, qui avaient jusqu'à samedi pour les remettre aux autorités, faute de quoi ils seraient traités en "ennemis". Son ultimatum a alarmé la communauté internationale et, donc, le Rwanda voisin, qui craignent une reprise de la guerre civile, dix ans après les accords de paix d'Arusha. Le Conseil de sécurité de l'Onu doit se réunir dans la journée pour examiner la situation. "Ce que Kagame a dit est indécent et injuste. Le gouvernement récupère toutes les armes parce que le président a fixé une date-butoir. Tout se passe calmement", a assuré Willy Nyamitwe, un conseiller du président. Le secrétaire général des Nations unies a appelé lundi les autorités burundaises à faire preuve de retenue après avoir été informé "de la mort de plusieurs personnes, dont un policier, pendant la campagne de désarmement forcé", a déclaré son porte-parole. Ban Ki-moon a également condamné l'attaque qui a fait au moins sept morts, dont un employé de l'Onu, dans un bar de Bujumbura, et a demandé une enquête complète et transparente, a ajouté Stéphane Dujarric. "Les premiers éléments laissent penser que l'attaque a été menée par des hommes portant des uniformes de la police", a-t-il souligné. Plusieurs témoins ont évoqué des hommes en uniforme mais les autorités burundaises ont assuré que la police n'était pas impliquée. (Edmund Blair, Jean-Philippe Lefief et Tangi Salaün pour le service français)

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