Burundi : deux personnes tuées à l'ouverture d'un scrutin sous tension

le , mis à jour à 09:43
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Burundi : deux personnes tuées à l'ouverture d'un scrutin sous tension
Burundi : deux personnes tuées à l'ouverture d'un scrutin sous tension

Si le président Pierre Nkurunziza est assuré de remporter un troisième mandat lors de la présidentielle qui s'est ouverte mardi matin au Burundi, cette élection, controversée et jugée contraire à la Constitution par ses adversaires, se déroule dans un climat de vives tensions. Deux personnes ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi à Bujumbura où explosions et tirs ont résonné toute la nuit avant l'ouverture du scrutin où 3,8 millions de Burundais sont appelés aux urnes.

Selon un responsable de la police ayant requis l'anonymat, un policier a été tué dans la nuit par l'explosion d'une grenade dans le quartier de Mutakura (nord) tandis qu'un civil a été abattu par balles à Nyakabiga (est) dans des circonstances inconnues, d'après des témoins.

Willy Nyamitwe, principal conseiller en communication du président Nkurunziza, a dénoncé des «actes terroristes», visant «à intimider les électeurs». A quelques heures de l'ouverture du scrutin, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les autorités burundaises à «tout faire pour assurer la sécurité et la tenue pacifique» de l'élection présidentielle. Il invite «toutes les parties à s'abstenir de commettre toute forme de violence qui pourrait compromettre la stabilité du Burundi et de la région».

Un scrutin boycotté par l'opposition

Le scrutin est boycotté par l'opposition qui dénie le droit à Pierre Nkurunziza, élu en 2005 et en 2010, de briguer un nouveau mandat et dénonce un «simulacre d'élection», dont elle a demandé sans succès le report. La candidature de Pierre Nkurunziza a plongé depuis fin avril le Burundi dans une profonde crise politique, émaillée de violences qui ont fait plus de 80 morts.

Les autorités burundaises ont déjoué à la mi-mai une tentative de coup d'État militaire et étouffé à la mi-juin un mois et demi de manifestations quasi quotidiennes à Bujumbura par une répression brutale. Mais le pays a connu ...

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