Burkini-Chevènement prône la liberté sauf en cas de trouble public

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    PARIS, 16 août (Reuters) - Jean-Pierre Chevènement, 
pressenti pour prendre la tête de la fondation pour les oeuvres 
de l'islam de France, a estimé mardi que les arrêtés 
anti-burkini, pris par trois villes du sud de la France, 
pouvaient être légitimes en cas de trouble à l'ordre public. 
    "Les gens sont libres de prendre leur bain costumé ou non, 
il y en a même qui le prennent entièrement nus", a déclaré sur 
Europe 1 l'ancien ministre de l'Intérieur qui s'est dit prêt à 
diriger l'institution dont l'objectif est de lever des fonds 
pour le financement des lieux de culte musulmans.    
    "Ma position, c'est la liberté sauf nécessité d'ordre public 
et je pense que quand il y a des possibilités de heurts comme il 
a pu s'en produire à Sisco, en Corse, le maire de Sisco comme le 
maire de Cannes sont fondés à prendre des arrêtés, ça fait 
partie des pouvoirs des maires qui sont chargés d'assurer la 
tranquillité publique", a-t-il ajouté.  
    Le maire socialiste de Sisco a annoncé lundi avoir pris un 
arrêté interdisant le "burkini" sur les plages de sa commune 
après des heurts samedi, attribués à un différend sur le port de 
ce vêtement de bain pour femmes musulmanes  ID:nL8N1AW1OE . 
    Les maires Les Républicains de Cannes et de 
Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) avaient pris des arrêtés 
similaires.  
    "Il ne faut pas flatter les communautarismes, les exaspérer 
pour les dresser les uns contre les autres, je pense qu'il faut 
dans la société française plus d'amitié civique", a dit 
Jean-Pierre Chevènement. 
    Dans une interview au Parisien, la ministre des Droits des 
femmes, Laurence Rossignol, émet pour sa part des doutes sur 
l'efficacité des arrêtés anti-burkini et met en garde contre 
toute "surenchère".  
    Le burkini "est le symbole d'un projet politique hostile à 
la mixité et à l'émancipation des femmes", souligne-t-elle. Mais 
il y a "une escalade dans les provocations et une surenchère 
dans la façon d'y répondre. C'est aux maires d'apprécier les 
éventuels troubles à l'ordre public. Et de le faire dans le 
respect du droit". 
    "L'efficacité c'est de rappeler les règles de mixité et 
d'égalité femmes-hommes", ajoute-t-elle. "Quand des arrêtés 
municipaux invoquent le contexte terroriste, cela n'apporte 
rien. Procéder par amalgame n'est jamais utile".  
    L'interdiction du burkini a été dénoncée la semaine dernière 
par plusieurs associations, notamment La Ligue des droits de 
l'homme ou encore SOS Racisme qui y a vu une "stratégie de la 
tension". 
    La fédération du PS des Alpes-Maritimes a dénoncé pour sa 
part "une opération de com' qui offrira une victoire aux 
fondamentalistes religieux."  
 
 (Marine Pennetier, édité par Pierre Serisier) 
 
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  • 28351485 il y a 4 mois

    Chevènement n'échappe pas au naufrage de la vieillesse !!!

  • mo.conta il y a 4 mois

    le mono est t'il autorisé pour nous dans leurs pays???