Burkini : à Sisco, le droit face au "contexte"

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Les incidents de Sisco ont fait cinq blessés le 13 août 2016 dans le nord de la Corse.
Les incidents de Sisco ont fait cinq blessés le 13 août 2016 dans le nord de la Corse.

Fréjus, Nice, Cannes? : les arrêtés « anti-burkini » tombent en nombre en cette fin d'été. Depuis la suspension, le 26 août, de l'arrêté de Villeneuve-Loubet par le Conseil d'État, les tribunaux s'alignent progressivement sur les arguments de la plus haute juridiction administrative. Ils font sauter, commune après commune, les décisions municipales contraires à la ligne fixée par le Conseil d'État qui a vu dans ces interdictions une « atteinte grave » à la liberté, les arguments de sécurité ou d'anticipation de troubles à l'ordre public ne l'ayant pas vraiment convaincu.

À contre-courant, les magistrats de la juridiction bastiaise ont pourtant pris la décision, ce mardi, de rejeter la requête en référé de la Ligue des droits de l'homme demandant la suspension de l'arrêté pris par Ange-Pierre Vivoni, le maire socialiste de Sisco (Haute-Corse), au lendemain d'une rixe qui, le 13 août, a opposé dans une crique de sa commune des villageois à une famille de Marocains. Ces derniers ont, par ailleurs, été reconnus par le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, comme étant « à l'origine des heurts » et doivent être jugés aux côtés de deux Siscais le 15 septembre par le tribunal correctionnel de Bastia pour ces faits de violence.

Bilan des incidents : cinq blessés, trois voitures incendiées, une centaine de gendarmes et de policiers pour ramener le calme, plusieurs manifestations et une tension encore...

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  • mlaure13 il y a 3 mois

    Si ce n'est pas du trouble à l'ordre public...c'est quoi ?...:-(((

  • acharbi1 il y a 3 mois

    Dans une interview à la radio normande Tendance Ouest, l’ancien sous-directeur de la direction générale de la sécurité extérieure, Pierre Siramy, a affirmé que les trois avocats des frères marocains, qui seront jugés le 15 septembre dans le cadre du procès de Sisco, seraient rémunérés par des fonds provenant du Qatar.