Burkina-Trois gendarmes tués près de la frontière malienne

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OUAGADOUGOU, 10 octobre (Reuters) - Une cinquantaine d'individus ont attaqué vendredi une brigade de gendarmerie du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali, tuant trois gendarmes, acte que le gouvernement a imputé aux leaders du putsch avorté de la mi-septembre. L'attaque, lors de laquelle un assaillant a trouvé la mort, a semblé tout d'abord liée au conflit séparatiste du nord du Mali. Le gouvernement l'a ensuite imputée aux meneurs du putsch orchestré par le général Gilbert Diendéré et par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). "Vers 04h00 (04h00 GMT), une cinquantaine d'hommes armés encore non identifiés, venus des frontières occidentales du Burkina, ont attaqué la brigade de gendarmerie de Samorogouan", a déclaré le général Pingrenoma Zagré. Samorogouan se trouve à 500 km au sud-ouest d'Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, et à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la frontière malienne. C'est la première attaque de ce genre dans cette région du pays. En août dernier, un gendarme avait été tué dans une attaque le long de la frontière nord du Burkina Faso. (Mathieu Bonkoungou et Nadoun Coulibaly; Eric Faye pour le service français)

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