Burkina Faso : les raisons de la colère de la jeunesse

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Burkina Faso : les raisons de la colère de la jeunesse
Burkina Faso : les raisons de la colère de la jeunesse

Le Burkina Faso fait sa révolution. La journée de jeudi avait commencé par une manifestation près de l'Assemblée qui a dégénéré en affrontements et en prise d'assaut des bâtiments officiels. Comment le régime de Blaise Compaoré, en place depuis 1987, en est-il arrivé à ce chaos ? Voici les raisons de la colère du peuple burkinabè composé de 60% de jeunes qui n'ont connu que ce dirigeant au pouvoir et ont soif d'alternance.

La modification constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres. Majorité et opposition s'empoignent régulièrement depuis de longs mois au sujet de cet article 37 qui limite à deux les quinquennats présidentiels. Ce qui empêche pour l'instant Blaise Compaoré, âgé de 63 ans, de se représenter en 2015. Si la modification était votée, Compaoré pourrait faire un troisième mandat. Le chef de l'Etat burkinabé, arrivé au pouvoir il y a 27 ans, a déjà modifié l'article 37 en 1997 et 2000, ce qui lui a permis de faire deux septennats et deux quinquennats, de 1992 à 2015, élu chaque fois avec des scores scandaleusement élevés.

Pour apaiser la situation, «le gouvernement a annulé le vote de la loi», a déclaré à la mi-journée Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Dans un communiqué, le gouvernement a également «appelé les populations au calme et à la retenue».

Un contexte tendu depuis plusieurs jours. Mardi, des centaines de milliers de personnes -un million selon l'opposition- ont arpenté les rues de Ouagadougou pour dénoncer le «coup d'Etat constitutionnel» de Blaise Compaoré et de son camp. Des centaines de jeunes, munis de barres de fer et de pierres, ont affronté les forces de l'ordre depuis mardi soir. Et bien que mercredi se soit passé dans le calme, les effectifs de policiers et de militaires avaient sans cesse été renforcés aux abords du Parlement.

Pour parer à tout risque, les députés de la majorité avaient en outre dormi, ...

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