Burkina Faso-L'opposition appelle à la désobéissance civile

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OUAGADOUGOU, 22 octobre (Reuters) - Les représentants de l'opposition burkinabé ont accusé mercredi le président Blaise Compaoré de préparer un "coup d'Etat institutionnel" et ont appelé à manifester contre sa tentative de supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels. Le dirigeant de l'opposition Zéphirin Diabré a exhorté les Burkinabé à débuter une campagne de désobéissance civile en se mettant en grève le 28 octobre afin de lutter contre l'organisation d'un référendum. "Le gouvernement est en train de procéder à l'organisation d'un coup d'Etat constitutionnel", a déclaré Zéphirin Diabré lors d'une conférence de presse accompgné d'autres figures de l'opposition. "L'opposition politique du Burkina Faso réitère son rejet d'un référendum", a-t-il ajouté, accusant par ailleurs le gouvernement de verser des pots de vins aux membres de l'Assemblée nationale pour s'assurer leur soutien lors du vote. Mardi, le gouvernement du Burkina Faso a annoncé la soumission au parlement d'un projet de loi visant à organiser un référendum sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiel. ID:nL6N0SG45X L'article 37 de la Constitution du Burkina Faso, rédigée en 2000, limite le nombre de mandats présidentiels à deux quinquennats. Cette modification pourrait permettre à l'actuel chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1987, de se présenter à nouveau en 2015. Blaise Compaoré ne s'est pas officiellement prononcé sur une éventuelle candidature en 2015, mais l'hypothèse de son maintien au pouvoir au-delà de cette date a exacerbé les tensions dans le pays. L'opposition craint que d'autres dirigeants d'Afrique centrale et de l'Ouest ne soient tentés de chercher à leur tour à effectuer des modification de la Constitution. Quelques heures après l'annonce du gouvernement, des petits groupes de manifestants étaient descendus dans les rues de Ouagadougou. Le calme était revenu mercredi matin. Le gouvernement, n'a pas précisé quand le projet de loi serait présenté au parlement ni quand pourrait avoir lieu le référendum, n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. (Mathieu Bonkoungou; Agathe Machecourt et Clémence Apetogbor pour le service français)

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