Burkina Faso : l'opposition anti-Compaoré veut un «printemps noir»

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Burkina Faso : l'opposition anti-Compaoré veut un «printemps noir»
Burkina Faso : l'opposition anti-Compaoré veut un «printemps noir»

Le régime de Blaise Compaoré, président indéboulonnable depuis 1987 à la suite d'un coup d'Etat, serait-il en train de vaciller ? L'ancienne Haute-Volta connaît depuis plusieurs jours des manifestations massives contre un projet de révision constitutionnelle qui doit être examiné ce jeudi devant le parlement.

Ce changement permettrait à Blaise Compaoré, arrivé aux affaires par un putsch sanglant et qui devait achever en 2015 son dernier mandat, de concourir à nouveau à la présidentielle après deux septennats (1992-2005) et deux quinquennats (2005-2015). L'opposition craint que ce changement constitutionnel, qui ne devrait pas être rétroactif, conduise le chef de l'Etat à accomplir non pas un mais trois mandats de plus, lui garantissant 15 années supplémentaires au pouvoir, soit 43 ans de règne au total.

Une marche sur l'assemblée organisée par l'opposition

Emile Pargui Paré, un responsable du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), jeune mais influent parti, a appelé à un «printemps noir» contre le régime sur le modèle du printemps arabe, et à une «marche sur l'assemblée» jeudi pour empêcher la modification de l'article 37 de la Loi fondamentale. L'opposant s'exprimait au lendemain d'une imposante manifestation qui a mobilisé plusieurs centaines de milliers de personnes, un million selon les organisateurs.

VIDEO. Burkina: des milliers de manifestants à Ouagadougou

Mardi après-midi, plusieurs centaines de manifestants, dont certains équipés des barres de fer, se sont opposés durant plus de trois heures aux forces de l'ordre. Aux jets de cailloux des premiers ont répondu les gaz lacrymogènes des seconds, avant que la police et la gendarmerie ne fassent évacuer les lieux. De premières échauffourées s'étaient déjà produites dans la nuit de lundi à mardi.

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