Burkina Faso et Mali vont coopérer contre les djihadistes

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 (Décès d'un Italien de neuf ans et de sa mère , §7) 
    OUAGADOUGOU,17 janvier (Reuters) - Le Burkina Faso et le 
Mali ont décidé de coopérer dans la lutte contre l'islamisme en 
Afrique de l'Ouest en échangeant des renseignements et en menant 
des patrouilles conjointes après les attaques djihadistes qui 
ont visé les capitales des deux pays, Bamako en novembre et 
Ouagadougou vendredi dernier. 
    Les Premiers ministres malien et burkinabé, Modibo Keita et 
Paul Kaba Thieba, se sont rencontrés dimanche dans la capitale 
du Burkina Faso. 
    "Il y a une très forte volonté politique de la part de nos 
deux Etats de combiner nos efforts dans la lutte contre le 
terrorisme", a dit Paul Kaba Thieba, qui s'est rendu avec son 
homologue malien sur les lieux de l'attaque de vendredi soir, en 
plein centre-ville. 
    Cette attaque a fait au moins 28 morts, en majorité 
étrangers, et 50 blessés. 
    Selon des chiffres provisoires fournis par le gouvernement 
burkinabé, parmi les morts figurent quatre Canadiens, trois 
Ukrainiens, deux Portugais, deux Français, deux Suisses et un 
Néerlandais. Sept corps n'ont toujours pas été identifiés. 
    Samedi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a 
déclaré que six de ses compatriotes avaient été tués. 
    Un petit Italien de 9 ans, Michel Santomenna, et sa mère, 
l'épouse du propriétaire du café-restaurant Cappuccino, l'une 
des cibles des assaillants, ont également été tués, a annoncé le 
ministère italien des Affaires étrangères. La mère n'était pas 
italienne et sa nationalité n'a pas été précisée. 
    L'attaque revendiquée par Al Mourabitoune, un groupe lié à 
Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), visait l'hôtel Splendid et 
le Cappuccino, prisés des Occidentaux et des soldats français 
déployés dans le pays dans le cadre de l'opération Barkhane qui 
lutte contre les djihadistes au Sahel. 
    En novembre, Al Mourabitoune, dirigé par l'Algérien Mokhtar 
Belmokhtar, avait déjà revendiqué l'attaque meurtrière de 
l'hôtel Radisson Blu dans la capitale malienne, Bamako, qui 
avait fait vingt morts. 
 
 (Matthew Mpoke Bigg et Nadoun Coulibaly; Guy Kerivel pour le 
service français) 
 
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