Bundesliga - Wolfsbourg / Guilavogui : « A quelques centimètres près, c'était la chaise roulante »

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Bundesliga - Wolfsbourg / Guilavogui : « A quelques centimètres près, c'était la chaise roulante »
Bundesliga - Wolfsbourg / Guilavogui : « A quelques centimètres près, c'était la chaise roulante »

Victime d’une triple fracture à la sixième vertèbre cervicale, Joshua Guilavogui a notamment évoqué pour L’Equipe son retour sur les terrains et l’équipe de France.

Josuha Guilavogui est passé tout près de la catastrophe cet été. Dans le cadre d’un match de préparation, son équipe de Wolfsbourg affrontait le Sporting Lisbonne. Au-delà de la défaite (1-2), les hommes de Valérien Ismaël ont perdu leur milieu de terrain français sur une grave blessure. A la suite d’un contact, Josuha Guilavogui est lourdement retombé, ce qui lui a valu d’être évacué sur civière et transporté dans la foulée dans l’hôpital le plus proche. Après avoir passé des examens, les médecins ont révélé une triple fracture à la sixième vertèbre. Résultat près de quatre mois et demi d’indisponibilité pour l’international français (7 sélections). Mais le joueur peut s’estimer chanceux. Car selon les médecins « à quelques centimètres près, c’était la chaise roulante », a confié Josuha Guilavogui lors d’une interview accordée à nos confrères de l’Equipe.

Un retour marqué par l'anxiété

Eloigné des terrains depuis le 30 juillet, le natif d’Ollioules a fait son grand retour mardi dernier, pendant une mi-temps lors d’un match amical contre l’Union Berlin (D2, 1-3). L’ancien joueur de Saint-Etienne a raconté à L’Equipe la manière dont il a vécu son retour. « Je n’ai pas ressenti de l’angoisse mais un peu d’anxiété. Je me demandais, par exemple, comment j’allais gérer les duels en match. J’ai fait quarante-cinq minutes, mais une béquille m’a empêché de disputer toute la rencontre comme prévu ». En quarante-cinq minutes, l’ex-stéphanois a pu retoucher le cuir et retrouver quelques sensations. Le temps aussi de se faire une petite frayeur... « Pendant ce match de retour, à un moment, je saute de la tête et pas l’adversaire. Je suis retombé sur le dos et je suis resté quelques secondes par terre. Je me suis dit : « Qu’est-ce qui se passe ? Tout est en ordre ? » Le staff a retenu sa respiration sur le banc... Mais finalement, je n’ai eu aucune douleur », a-t-il relaté.

Il préfère se concentrer sur son club que sur les Bleus

Questionné au sujet de l’équipe de France, sélection avec laquelle il n’a plus joué depuis mars 2015 (France-Danemark), l’intéressé a préféré botter en touche et se concentrer sur son club. « J’ai encore du chemin à parcourir. J’ai un moteur diesel et j’ai besoin de jouer. L’an passé, j’ai fait ma meilleure saison, une quarantaine de titularisations, un quart de finale de Ligue des Champions et je n’ai pas été retenu. Ça prouve qu’il me manque quelque chose », a-t-il conclu
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