Bullard (Fed) voit des pressions à la hausse sur l'inflation

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 (Actualisé avec nouveaux commentaires de Bullard, commentaires 
de Williams, de la Fed de San Francisco) 
    PEKIN/NEW YORK, 23 mai (Reuters) - Un marché du travail 
relativement tendu aux Etats-Unis pourrait entraîner des 
pressions à la hausse sur l'inflation, ce qui justifierait des 
taux d'intérêt plus élevés, a estimé lundi James Bullard, 
président de la Fed de St. Louis. 
    "Le marché du travail est relativement tendu. Cela peut 
entraîner des pressions haussières sur l'inflation avec le 
temps", a-t-il dit lors d'une conférence sur la politique 
monétaire et les institutions financières à Pékin. 
    "C'est un facteur important de soutien à l'opinion du FOMC 
sur la trajectoire attendue du taux directeur", a-t-il ajouté. 
    James Bullard dispose cette année d'un droit de vote au 
FOMC, le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale. 
    Le président de la Fed de St. Louis a précisé à la presse 
que le maintien de "taux trop faibles pendant trop longtemps" 
pourrait alimenter une situation d'instabilité financière, même 
si ce n'est pas un sujet de grande inquiétude actuellement.  
    Dans le compte rendu de sa réunion de politique monétaire 
d'avril, publié mercredi dernier, la Fed déclarait qu'elle 
aurait probablement à relever ses taux en juin si les 
indicateurs macro-économiques allaient dans le sens d'une 
accélération de la croissance aux Etats-Unis au deuxième 
trimestre, d'un redressement de l'inflation et d'un 
raffermissement du marché du travail.   
    Depuis, les anticipations de marché d'une hausse des taux à 
la prochaine réunion du FOMC des 14-15 juin se sont renforcées 
et plusieurs responsables de la Fed sont allés dans ce sens.  
    James Bullard a par ailleurs estimé qu'un vote en juin en 
faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne 
n'aurait pas d'impact sur les décisions de la Fed sur les taux. 
    "Même si le vote est en faveur d'une sortie de l'UE, le 
lendemain, rien ne se passe parce que vous avez deux ans de 
négociations au cours desquelles de nouveaux arrangements 
commerciaux doivent être mis en place", a-t-il déclaré.  
    De son côté, John Williams, le président de la Fed de San 
Francisco, a déclaré à New York que la banque centrale devrait 
resserrer sa politique monétaire l'an prochain un peu plus 
rapidement que cette année, avec peut-être une ou deux hausses 
de taux en plus, tout en affirmant que la décision de la Fed de 
relever ou non ses taux en juin dépendrait de la conjoncture. 
    Il a estimé que les prévisions du mois de mars de la Fed 
restaient largement valables: "Jusqu'à la fin de l'année, deux 
ou peut-être trois hausses de taux, peut-être une ou deux de 
plus l'an prochain, ce qui fera peut-être trois ou quatre l'an 
prochain - je pense que c'est à peu près juste", a-t-il dit. 
 
 (Elias Glenn et Jonathan Spicer, Véronique Tison et Juliette 
Rouillon pour le service français, édité par Bertrand Boucey) 
 
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