Buisson entre Balzac, Mauriac et... Brasillach

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Patrick Buisson, ancien conseiller de l'ex-président Nicolas Sarkozy.
Patrick Buisson, ancien conseiller de l'ex-président Nicolas Sarkozy.

Il pourrait faire une apparition dans la Comédie humaine, comme incarnation de ce subtil mélange entre imposture et cupidité. Considéré pendant longtemps comme un lépreux par la nomenklatura pour ses flirts répétés avec l'extrême droite, Patrick Buisson est réhabilité par Nicolas Sarkozy, qu'il impressionne dès 2004 par son pronostic gagnant concernant le référendum sur la Constitution européenne. Ainsi commence une sorte de fascination entre l'historien cultivé et le politicien énergique. Comme dans Balzac, Buisson, obscur journaliste et ancien directeur de Minute, est positivement irradié par la proximité du pouvoir, qui le rend soudain fréquentable. On lui prête une intelligence hors du commun, un génie visionnaire aux limites de l'extra-lucide. Paris, après l'avoir méprisé, le surestime. L'un des bons moments, dans un roman, est celui où apparaissent les fêlures des personnages. Là, c'est une forme de cupidité. Patrick Buisson a plus que bien gagné sa vie quand il était à l'Élysée grâce à sa société Publifact. La justice déterminera si les millions engrangés relèvent d'une qualification pénale. Haines familiales (au sens large) Ce n'est plus Balzac mais Mauriac qui pourrait décrire la famille pathologique au coeur de l'intrigue. Un fils, Georges, qui sert d'homme de paille à son père depuis sa majorité. Il hait son géniteur, mais semble oublier que celui-ci l'a pistonné pour trouver un...

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