Buenos-Aires : 400 000 Argentins marchent en silence contre la présidente Kirchner

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Buenos-Aires : 400 000 Argentins marchent en silence contre la présidente Kirchner
Buenos-Aires : 400 000 Argentins marchent en silence contre la présidente Kirchner

Pas de pancartes, surtout des parapluies. Les lourdes averses de fin d'après-midi, ce mercredi, n'ont pas douché la détermination des Porteños. Les habitants de Buenos Aires (Argentine) ont participé en masse à la marche organisée pour demander justice après la mort le 18 janvier dernier du juge Alberto Nisman. Le magistrat avait été retrouvé mort dans son appartement du quartier de Puerto Madero.

Les Porteños ont peu à peu grossi le cortège qui a afflué jusqu'à la place de Mai et à la Casa Rosada, le palais présidentiel. Plus de 400 000 personnes se sont mobilisées, selon la police, dirigée par un opposant notoire à la présidente argentine. Le mouvement, baptisé #18F, rassemblait surtout la classe moyenne argentine, qui a le plus souffert des crises économiques ayant frappé l'Argentine depuis 2001.

Massés à l'appel de six procureurs derrière la banderole «Hommage au procureur Alberto Nisman», les manifestants demandent la vérité sur l'affaire Nisman, mais ont aussi voulu afficher silencieusement leur opposition à Cristina Kirchner, la présidente, qui connaît une fin de second mandat difficile. «Avec mon épouse, nous voulons surtout montrer que nous en avons assez du système Kirchner», soupire un retraité protégé par un ciré. «Je n'aime pas trop prendre part à ce genre de rassemblement, explique Monique venue de San Isidro, mais nous devons devons réagir. Le monde devient fou. Des gens se font assassiner parce qu'ils sont catholiques ou à cause de leur profession. Cela doit s'arrêter».

VIDEO. Argentine : mobilisation massive contre Cristina Kirchner

Une mobilisation «putschiste» selon le gouvernement

Le gouvernement a qualifié de «putschiste» la mobilisation et assuré que les accusations du procureur Nisman avaient pour but d'impliquer le pays dans le conflit au Moyen-Orient. «Je vous demande de bien ouvrir les yeux. Je ne parle pas de conspiration, (mais) il s'agit d'un monde ...

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