Budget : tenue de rigueur pour les élus locaux

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Budget : tenue de rigueur pour les élus locaux
Budget : tenue de rigueur pour les élus locaux

Vendredi, à Toulouse (Haute-Garonne), Manuel Valls sera attendu de pied ferme. Depuis la veille, les présidents de région y seront réunis en congrès. Déjà passablement énervés par la réforme territoriale, les élus ont du mal à digérer la baisse de dotations que leur impose le gouvernement dans son budget 2015. La semaine dernière, l'exécutif a annoncé qu'il leur versera 3,7 Mds¤ en moins l'an prochain. Les régions y perdront 541 millions, les départements 1,14 milliard et les communes 2,07 milliards.

Dérapages financiers

La raison de ce régime minceur ? Une participation des collectivités locales (10 % de la dette publique) à l'effort de réduction des déficits. L'Etat veut aussi les obliger à mettre la pédale douce sur leurs dépenses. Selon des chiffres publiés hier dans « le JDD », celles-ci ont dérapé de 3,4 % l'an dernier alors que dans le même temps, leurs ressources n'augmentaient « que » de 1 %. Pour leur défense, les élus locaux, depuis des années, font valoir que dans le cadre des nombreux transferts de compétences, l'Etat n'a pas respecté sa part du contrat, ne compensant pas intégralement le coût de ces nombreux cadeaux « empoisonnés ». Ce qui est vrai. Mais il est tout aussi vrai que le dérapage financier des villes, départements et régions n'est que pour moitié due à ces transferts de compétences. Si on en est là, c'est aussi et surtout parce que niveau dépenses de fonctionnement, de personnels notamment, elles n'ont pas lésiné.

Selon la Cour des comptes, les effectifs de la fonction publique territoriale (1,8 million d'agents actuellement) ont crû de 19 % entre 2004 et 2010. Un chiffre dont seulement la moitié est liée aux compétences transférées par l'Etat. A tous les échelons, c'est donc la recherche d'économies qui prime. Le contribuable n'a rien à craindre ? Pas si sûr. De l'aveu de nombreux élus (ce sont aussi les prédictions de Didier Migaud, le ...

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  • M8252219 le lundi 6 oct 2014 à 11:40

    ÉCONOMIES:moins d'élus, de fonctionnaires,retour aux 39 heures hebdomadaires,aux 3 jours de délai de carence en arrèt maladie, la retraite à 65 ans. SUPPRESSION DE TOUS LES RÉGIMES SPÉCIAUX, dont les avantages acquis n'ont pas été acquis au mérite mais par clientélisme. Réduction du nombre des parlementaires et plafonnement de leurs revenus et et retraite à 5 fois le SMIC.

  • sidelcr le lundi 6 oct 2014 à 09:49

    Quelle rigueur pour les élus ? la rigueur sera pour nous .

  • md24750 le lundi 6 oct 2014 à 08:43

    Eh bien, nos conseils régionaux et autres décideurs, freineront des 4 fers pour ne plus nous enquiquiner toute l'année avec leurs travaux perpétuels. Et le tram à toutes les sauces, il y en a vraiment ras le bol. Nos élus se plaignent, mais tous ces travaux génèrent des millions et des millions d'euros : alors ! faudrait savoir s'ils ont de modestes moyens ou vraiment les moyens ! à coup sûr, avec nos impôts ils font ce qu'ils veulent et "sans compter"

  • tamtou le lundi 6 oct 2014 à 07:55

    mais les impôts locaux taxe d'habitation et taxe foncière à partir de 2015 devront augmenter de façon certaine, pour payer les activités extra scolaire qui sont imposées à toutes les écoles publiques, surtout les communes qui délivrent ses activités gratuitement il faut bien que quelqu'un paye