Budget rectificatif de la Sécu : le gouvernement n'exclut pas le vote bloqué

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Budget rectificatif de la Sécu : le gouvernement n'exclut pas le vote bloqué
Budget rectificatif de la Sécu : le gouvernement n'exclut pas le vote bloqué

Le gouvernement a décidé lundi soir de remettre à plus tard les votes à l'Assemblée sur les articles et amendements au projet de budget rectificatif de la Sécu pour 2014, provoquant la consternation dans l'hémicycle et l'indignation d'une partie de la majorité.

Cette décision, annoncée par le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, au début de la discussion du texte, peut laisser présager le recours au vote bloqué sur tout ou partie du texte, ce qui permettra de ne retenir que les amendements présentés et acceptés par le gouvernement. C'est ainsi que l'ont interprété notamment le patron des députés UMP Christian Jacob et l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot.

«Une procédure inacceptable de refus de vote»

Dans les rangs du PS, se trouvaient alors présents de nombreux «frondeurs». L'un d'eux, Christian Paul, a dénoncé le recours à «des outils rouillés qui n'honorent pas le gouvernement», face à des députés «nombreux et soucieux de défendre leurs propositions». «C'est une procédure inacceptable de refus du vote», s'est aussi indigné Pouria Amirshahi.

Pour les écologistes, Jean-Louis Roumegas a parlé de «crise des institutions» et d'un «décalage entre le gouvernement et le Parlement», Cécile Duflot une procédure «un peu incompréhensible. A l'inverse, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, a salué une décision «sage» du gouvernement afin de permettre «le débat».

M. Eckert a demandé «la réserve des votes» jusqu'au moment où (le gouvernement) estimera «utile et nécessaire de reprendre les votes», en précisant que le recours à l'article 44-3 de la Constitution sur le vote bloqué n'était qu'une possibilité. «Le gouvernement fera savoir demain s'il fera reprendre le vote des amendements ou s'il aura recours à d'autres procédures prévues par la Constitution», a-t-il ajouté. Dans l'entourage du Premier ministre Manuel Valls, on a justifié cette ...

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  • abacchia le mardi 1 juil 2014 à 07:48

    Les socialistes au pouvoir, qui n'ont de cesse de se présenter comme des humanistes progressistes, ne sont en fait que des tyrans totalitaires ! Je vous laisse imaginer la campagne de haine déclenchée par les médias si la droite au pouvoir avait fait de même ?!? Lamentable et pathétique !