Budget rectificatif de la Sécu : la plupart des frondeurs PS se sont abstenus

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Budget rectificatif de la Sécu : la plupart des frondeurs PS se sont abstenus
Budget rectificatif de la Sécu : la plupart des frondeurs PS se sont abstenus

Leur chef les avait pourtant pressés de rentrer dans le rang. Las, 33 députés PS frondeurs se sont abstenus ce mardi après-midi lors du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificative pour 2014. Bruno Le Roux, patron des députés PS à l'Assemblée nationale, les avait pourtant rappelés à l'ordre lundi, martelant que «quand on appartient à une majorité, l'acte essentiel est de voter le budget.»

Ses coups de menton n'ont donc pas suffi. Les quelque 40 députés PS, vent debout contre la politique économique du tandem Hollande-Valls, n'ont pas approuvé ce texte, la décision a été prise collectivement avant la réunion de l'ensemble du groupe socialiste à l'Assemblée ce mardi matin. 

Aucun amendement passé

Une annonce pas franchement étonnante vu qu'ils n'ont pas réussi à faire passer leurs amendements. Entre autres : la limitation de l'allègement des cotisations patronales. A leurs yeux, avec ce projet de loi, qui prévoit aussi le gel de certaines pensions de retraite, trop de cadeaux sont faits aux employeurs et pas assez aux salariés. L'annonce est encore moins étonnante quand on se rappelle qu'ils avaient annoncé la semaine dernière qu'ils ne comptaient pas voter ce budget «en l'état». A la différence du budget rectificatif de l'Etat, approuvé finalement sans sourciller.

>>A LIRE. Budget rectificatif de l'Etat : qui a voté quoi

«Le texte n'est pas acceptable»

«Le texte qui nous est présenté n'est pas acceptable. Il s'agit de baisser les cotisations sociales de 41 milliards d'euros au bénéfice incertain du redressement productif, mais avéré de certaines entreprises qui n'en ont pas besoin», justifie ce mardi dans le quotidien Libération Pouria Amirshahi, député de l'étranger, l'un des leaders de la contestation. «Ces largesses vont être supportées par les salariés, les ménages et les retraités dont le gouvernement a choisi de geler les ...

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