Budget participatif : les projets les plus insolites des Parisiens

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Appelés à proposer leurs idées de projets pour la capitale ou pour leur quartier, les Parisiens peuvent s’exprimer librement sur le site de la Ville consacré à son budget participatif. On y trouve parfois des perles.

L’année dernière, les Parisiens avaient été plus de 20.000 à voter pour la végétalisation d’une quarantaine de murs de bâtiments parisiens dans le cadre du budget participatif de la Ville. Pour la seconde édition, les Parisiens ont jusqu’au 15 mars pour faire part de leurs projets sur le site «Madame la maire, j’ai une idée!». À ce jour, quasiment 1500 propositions ont déjà été déposées. La ville de Paris, le Café monde et médias et UP Campus organisent ce mercredi soir un événement pour tous, «un moment d’information et d’échange.» L’occasion de débattre et d’ajouter des projets supplémentaires à ceux qui sont déjà enregistrés sur le site. Le Figaro Immobilier vous a concocté une sélection «subjective».

• Louer des emplacements à l’intérieur des squares. Polignacsouhaiterait améliorer le cadre de vie des Parisiens en ouvrant des emplacements locatifs à l’intérieur des squares parisiens pour que les parents puissent s’asseoir, boire un café ou lire la presse tout en surveillant leurs enfants. Ainsi, estime-t-il, la convivialité dans les parcs serait aussi d’actualité pour les adultes.

• Des pigeonniers pour regrouper les volatiles. Freserts ne cache pas son antipathie à l’égard des pigeons, tout en trouvant une alternative à leurs nuisances. «Installer des pigeonniers sur les places, dans les squares pour que les pigeons se regroupent là plutôt que sur les rebords de fenêtres qu’ils saturent de leurs déjections et où leurs roucoulements nous empêchent de dormir.»

• Éradiquer l’habitude d’uriner en pleine rue. ML est partisan(e) d’une tolérance zéro pour «les hommes qui urinent hors des WC», que l’on voit «même sur le boulevard Saint-Germain». Son idée: lancer une campagne publicitaire censée les culpabiliser et les pousser à s’interroger sur «la différence entre eux et un chien.»

• Décorer les rideaux de fer des boutiques closes. Star propose d’embellir les rideaux de fer des boutiques fermées. «Je propose de faire appel aux «Street Artists» et aux artistes décorateurs des vitrines de cafés, pour peindre des décors (ceci peut-être au sein d’un concours) sur les rideaux de fers de tous les commerçants de tissu et de passementerie autour du Marché Saint-Pierre», explique-t-elle. L’objectif: lutter contre l’aspect «sinistre» du quartier.

• La piétonnisation est un luxe. Hakilinata veut piétonniser et végétaliser la rue de la Paix et la place Vendôme «afin que cela devienne un endroit où il fait bon circuler pour l’achat de ses joyaux.» «Cette rue, emblème du Monopoly version française, la célèbre case bleue, lieu de passage de tourisme international et national, n’est en fait pas du tout une voie idyllique, certes vous avez de très nombreuses boutiques de luxe/joailliers/horlogers mais la rue n’est pas du tout luxuriante (sic).»

• Développer le dialogue philosophique. Amélie préconise le vivre-ensemble et la citoyenneté chez les enfants et les jeunes par la pratique du dialogue philosophique. Elle propose de «créer et développer un centre de ressources dédié à l’animation de dialogues philosophiques avec les enfants et les jeunes et à la formation d’animateurs péri- et extrascolaires ainsi que d’enseignants à l’animation de cette pratique.»

• Donner aux poteaux une vertu poétique. FabSab75 croit au pouvoir des fleurs. «Puisque les poteaux fleurissent sur nos trottoirs, à notre tour: Fleurissons-les!», s’enthousiasme-t-elle. «Je propose d’accrocher sur ces poteaux de petits sacs biodégradables contenant du substrat et des graines pour fleurir les poteaux métalliques. La pluie et le soleil feront le reste!»

• Stop aux cadenas sur les ponts! Phil75 veut rétablir la vérité: «les ponts de Paris, en particulier le pont des Arts, sont défigurés à cause de ce qui n’a JAMAIS été une tradition, mais une MODE STUPIDE (pléonasme?) apparue il y a seulement quelques années et suivie aveuglément et bêtement par des MOUTONS DE PANURGE», écrit-il. Son idée: infliger des amendes «singapouriennes» - se chiffrant à plusieurs centaines d’euros - aux poseurs de cadenas!

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