Budget européen : pourquoi le torchon brûle entre Londres et Bruxelles

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Budget européen : pourquoi le torchon brûle entre Londres et Bruxelles
Budget européen : pourquoi le torchon brûle entre Londres et Bruxelles

Coup d'éclat politique ou sincère coup de sang? «La Grande-Bretagne ne paiera pas les 2 milliards d'euros à quiconque le 1er décembre», a répété le Premier ministre britannique David Cameron ce lundi, malgré les menaces de Bruxelles, qui l'exhorte à payer cette rallonge due à une révision des contributions nationales. «Nous allons nous battre par tous les moyens possibles», a même lâché le locataire du 10 Downing Street, que certains suspectent de feindre la colère afin d'amadouer les eurosceptiques.

Dès vendredi, à Bruxelles, David Cameron avait affiché sa «colère» alors qu'il est de plus en plus sous pression des europhobes de l'Ukip, à l'approche des élections prévues l'an prochain. «Je ne paierai pas cette addition le 1er décembre. Et si certains pensent que cela va arriver, ils vont voir» avait-il lancé, jugeant «totalement injustifié et inacceptable de présenter brutalement» une telle note.

Attention: Ce dont nous parlons n'a strictement rien à voir avec les discussions en cours sur les budgets des Etats, et notamment de l'Italie et de la France, et qui sont dans le collimateur de Bruxelles. Il s'agit du budget européen, une enveloppe à laquelle chaque pays doit contribuer chaque année, en fonction de sa propre richesse nationale.

Pourquoi Londres doit payer deux milliards (et Paris recevoir un milliard...) Revenons un mois en arrière pour bien comprendre what's the matter : Dans une proposition de budget rectificatif adopté mi-octobre par la Commission pour boucler ce fameux budget européen, figurait ainsi une réévaluation technique des contributions nationales. Un nouveau montant a été calculé, prenant en compte la révision des chiffres du PIB, mais également des activités jusque-là non comptabilisées comme le trafic de drogue et la prostitution. Selon l'Office national des statistiques britannique, ces deux activités ont dopé le produit intérieur brut de la Grande-Bretagne de près de ...

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