Budget de la Défense : le général de Villiers met en garde contre des coupes

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Budget de la Défense : le général de Villiers met en garde contre des coupes
Budget de la Défense : le général de Villiers met en garde contre des coupes

Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a mis en garde, mercredi, contre tout coup de rabot dans le budget de la Défense dans le cadre des économies de 50 milliards d'euros annoncées par le gouvernement. «Si on supprime des crédits sur les trois prochaines années en-deçà de ce qui est prévu à l'heure actuelle, on supprimera du physique. C'est mécanique. Les gains de productivité, ça a des limites», a-t-il affirmé à des journalistes en marge d'un déplacement à Washington.

Mission, équipements, effectifs, munitions... l'armée française a une «feuille de route qui est claire, a-t-il plaidé. Tout cela est cohérent avec une enveloppe qui est calculée au plus juste et on a eu des difficultés à tailler le costume». Si le budget prévu par la loi de programmation militaire (LPM) devait être rogné, «ce serait un autre projet. Tout est possible, simplement il faudra le dire», a prévenu le général de Villiers, qui s'est défendu de toute position alarmiste. Il a, d'ailleurs, précisé ne pas disposer «à ce stade» d'éléments laissant penser à des coupes budgétaires, «les arbitrages n'(ayant) pas été faits».

Suppression de 34 000 postes dans les armées en six ans

La loi de programmation prévoit 190 milliards d'euros de crédits sur la période 2014-2019, avec un budget annuel maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016, à hauteur de 1,5% du PIB, et en légère progression ensuite. Le texte prévoit la suppression de 34 000 postes dans les armées en six ans, qui viennent s'ajouter aux 45 000 déjà supprimés au cours de la précédente LPM.

Mais plusieurs inconnues pèsent déjà sur le respect de la LPM, notamment les 1,76 milliard d'euros de recettes exceptionnelles prévues en 2014, liées à des ventes de biens immobiliers de la défense ou des fréquences hertziennes. Des recettes dont le montant total s'élève à 6,1 milliards sur les cinq ans de la loi de programmation, et qui ...

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