Budget de la Défense : Hollande n'y touche pas mais exige une meilleure gestion

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Budget de la Défense : Hollande n'y touche pas mais exige une meilleure gestion
Budget de la Défense : Hollande n'y touche pas mais exige une meilleure gestion

Son arbitrage était très attendu par le milieu de la Défense. Alors que depuis plusieurs semaines les militaires redoutent de nouvelles économies, François Hollande a confirmé lundi qu'il n'en serait rien. Toutefois, il a demandé au gouvernement de proposer des solutions d'ici fin juin pour améliorer la gestion du deuxième budget de la Nation.

Lors d'un Conseil de défense réunit en début d'après-midi à l'Elysée, le président de la République a réaffirmé «les engagements financiers de la loi de programmation militaire» (2014 - 2019), précise la présidence dans un communiqué. 

Si le budget de la Défense ne sera pas soumis à de nouvelles restrictions financières, le chef de l'Etat, chef des armées, a demandé aux ministres des Finances et de la Défense, Michel Sapin et Jean-Yves Le Drian, de «faire des propositions» pour améliorer la «gestion des matériels et projets». Les deux ministres doivent rendre leur copie «d'ici la fin du mois de juin», indique le communiqué.

Vives inquiétudes dans l'armée

Cet arbitrage attendu et annoncé, conforte ce qu'avait assuré Matignon fin mai. Pour apaiser les craintes de l'armée, Manuel Valls avait dit qu'il n'y aurait «pas de remise en cause de la LPM» (Loi de programmation militaire). 

Mais pas certain pour autant que les exigences du chef de l'Etat rassurent les milieux de la défense. Les inquiétudes dans l'armée, relayées par la droite, sont particulièrement vives. Au point que les chefs d'état-major des trois armées (Terre, Air, Marine) auraient même menacé de démissionner en bloc si le budget devait encore être amputé. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian lui-même avait écrit le 9 mai au Premier ministre pour lui faire part de ses craintes sur les conséquences opérationnelles, sociales et industrielles «très lourdes» qu'engendrerait une nouvelle baisse des crédits de la Défense. 

Deux jours plus tard, le 11 mai, ...

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