Budget de l'Etat : la Cour des comptes craint un dérapage des dépenses en 2015

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Budget de l'Etat : la Cour des comptes craint un dérapage des dépenses en 2015
Budget de l'Etat : la Cour des comptes craint un dérapage des dépenses en 2015

La Cour des comptes tire la sonnette d'alarme sur un risque de dérapage budgétaire en 2015. Didier Migaud, premier Président de la Cour, présentait ce mercredi devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale le rapport sur la situation et les perspectives des Finances publiques. «La Cour relève que des risques et incertitudes continuent de peser sur la trajectoire des finances publiques retenue par les pouvoirs publics pour 2015 d'une part, pour 2016 et 2017, d'autre part», a-t-il déclaré. 

La Cour évalue le dérapage possible des dépenses entre 1,8 et 4,3 milliards d'euros, portant selon elle «principalement sur les missions Travail et emploi, Solidarité et insertion et Défense». «Ces tensions sont plus fortes en 2015 qu'en 2014», a précisé Didier Migaud, rappelant que l'effort sur le déficit public (de 4% du PIB en 2014 à 3,8% du PIB en 2015) restait «faible au regard de la situation économique, celle d'une certaine reprise de la croissance». Il sera «en tout cas bien insuffisant pour stabiliser la dette qui pourrait atteindre 97% du PIB». Selon la Cour, le dérapage des dépenses est surtout à surveiller pour l'Etat et les collectivités territoriales.

Les frégates Mistral et les fréquences hertziennes facteurs de risques

Parmi les «risques» invoqués, figure l'aléa de la non-livraison des navires Mistral à la Fédération de Russie - qui va entraîner un remboursement conséquent - et la vente des fréquences hertziennes si celle-ci devait être reportée à 2016. La Cour estime en outre que les 8 milliards de crédits gelés par le gouvernement pour 2015 afin de faire face aux dépenses imprévues ne serviront qu'en partie à compenser cet éventuel dérapage. Etant donné ce risque, la Cour affirme que «le déficit public pourrait se situer autour de l'objectif du programme de stabilité, de 3,8% du PIB en 2015, à condition que le pilotage des dépenses soit particulièrement strict».

«Nous ...

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