Budget 2018 : le gouvernement table sur une croissance de 1,7%

le , mis à jour à 08:50
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Budget 2018 : le gouvernement table sur une croissance de 1,7% 
Budget 2018 : le gouvernement table sur une croissance de 1,7% 

Pour étayer son budget 2018, présenté ce mercredi en Conseil des ministres, le gouvernement d'Edouard Philippe table sur une croissance de 1,7% l'an prochain, contre 1,6 % cette année selon les prévisions de la Banque de France. Dans ce contexte, la consommation des ménages devrait rester dynamique, avec le rythme de croissance de 1,4% en 2018, comparable à celui de 2017. Le phénomène sera soutenu grâce à une inflation qui devrait rester faible, aux environ de 1,1%.

 

Les entreprises françaises devraient aussi en profiter. Bercy table sur une hausse de 3,7 % des investissements l'an prochain, équivalente à celle de 2017, et sur une augmentation de 3,9% des exportations, à un niveau supérieur aux importations. Cette meilleure santé de la balance commerciale constituerait une première depuis trois ans. 

 

Pour autant, cette meilleure santé de l'économie française, avec un déficit public de 2,6% en 2018 contre 2,9% cette année, pourrait ne pas forcément profiter à la création d'emploi. Le gouvernement table sur 160 000 créations de postes dans le secteur marchand, contre 235 000 en 2017. Explication de cette baisse : les PME ont anticipé, avec des embauches au premier trimestre 2017, la fin du versement de la prime à l'embauche à partir du mois de juin. Ce sont les salariés en place dans les entreprises qui, en revanche, devraient en profiter. Bercy table sur une hausse des rémunérations de 2,6% en 2018 contre 1,7% en 2017.  

 

Si le Haut conseil des finances publiques avait fortement critiqué le dernier budget de l'ère de François Hollande, cet organisme indépendant auprès de la Cour des comptes qualifie la prévision du gouvernement Philippe de «prudente» et «raisonnable». Cependant, le gouvernement est censé concilier une réduction de son déficit public, pour rentrer dans les critères de Bruxelles, avec des baisses d'impôts à hauteur de 7 milliards d'euros. Aussi, le HCFP se montre beaucoup plus ...

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  • mucius il y a 5 mois

    Il faut sous-traiter les prévisions de croissance à des sociétés privées. Avec pénalités financières proportionnelles aux erreurs comme au Royaume-Uni.

  • mucius il y a 5 mois

    Proposition : une prévision de croissance à 2% et on pourra dépenser plus. Sachant qu'a posteriori on n'aura que 1% de croissance mais un déficit à 4/5%. C'est ça le travail des énarques.