Budget 2014 : des économies de dépenses "virtuelles" ?

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Malgré des efforts sans précédent, la dépense publique dans son ensemble continue d'augmenter.
Malgré des efforts sans précédent, la dépense publique dans son ensemble continue d'augmenter.

"L'année 2014 est l'année de tous les dangers pour les finances de la France." La Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Ifrap), d'inspiration libérale, n'est pas tendre avec la stratégie budgétaire du gouvernement pour l'année prochaine. Réductions de dépenses surévaluées, prévisions de recettes fragiles, le tableau dressé, qui n'est pas sans rappeler celui de la Commission européenne, est inquiétant. Mi-novembre, Bruxelles avait validé le budget français tout en soulignant que Paris n'avait plus de marge de manoeuvre. Sur le papier, le gouvernement peut afficher le montant record de 15 milliards d'économies sur les dépenses. Hors dette et retraites des fonctionnaires, l'État devrait même faire baisser la dépense publique de 1,5 milliard d'euros. Du jamais-vu. Les prélèvements obligatoires, eux, ne devraient progresser que de 3 milliards d'euros, dont une bonne part uniquement grâce aux effets de la lutte contre la fraude fiscale. "Malheureusement, la réalité est tout autre", essaie de démontrer l'Ifrap. Revue de détail. Une évolution tendancielle des dépenses surévaluée

Le chiffre de 15 milliards d'euros de baisse de dépenses (pour l'État, les collectivités locales et les administrations de Sécurité sociale), repris à tout bout de champ par Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, ne signifie pas que les dépenses baissent, en euros, de 15 milliards. Le chiffre est en effet calculé...

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  • M3366730 le dimanche 15 déc 2013 à 12:38

    Merci Knbskin, ce qui est également inquiétant c'est que les spéculateurs de tous poils sont sur le rangs et attendent la bonne opportunité pour spéculer au détriment de la France, si ce n'est déjà fait. Quand aux marchés il savent déjà la vérité.

  • M4328752 le dimanche 15 déc 2013 à 12:09

    des économies 2.0

  • fbordach le dimanche 15 déc 2013 à 01:20

    Certes, du point de vue du président qui n’aime pas les riches, c’est une réussite : des riches, il y en a de moins en moins. Mais l’inquiétude qui se lit ici ou là, concernant l’aptitude de l’État à boucler ses fins de mois, n’arrête pas de croître. Comme absolument rien n’est fait pour diminuer les dépenses, et que les rentrées sont de plus en plus médiocres, que peut bien nous réserver 2014?

  • fbordach le dimanche 15 déc 2013 à 01:18

    Cazeneuve, dit Bernie « Bercy », avait pourtant tout fait pour que passe inaperçue l’augmentation des dépenses de plus de 5 milliards d’euros en un an. Mais voilà : le chômage continue de fricoter avec les sommets (pendant que Montebourg fait l’andouille sur Twitter, la France a détruit 15.600 emplois au troisième trimestre), et la croissance refuse de revenir. L’idée générale qu’un cycle favorable s’installe à nouveau pour doper les idioties économiques de Hollande apparaît comme un rêve...

  • fbordach le dimanche 15 déc 2013 à 01:17

    En substance, après avoir pilonné les Français sous les taxes et les ponctions à hauteur de 20 milliards d’euros supplémentaires, les rentrées fiscales ont permis d’éviter un dérapage massif des finances publiques, puisque le déficit budgétaire (à 86 milliards d’euros) est inférieur à celui de l’année dernière à même époque (94.6 milliards), mais reste malheureusement zut et crotte supérieur de 14 milliards à ce qu’il aurait dû être si le socialisme triomphant avait déboulé comme prévu.

  • pichou59 le samedi 14 déc 2013 à 18:55

    raz le bol de la photographie de ces deux types; il faudrait en demander la censure

  • knbskin le samedi 14 déc 2013 à 18:02

    Exact, M6695204 ... et actuellement, le Japon semble nous en acheter beaucoup .... Ah non ! frk987, les augmentations d'impôts, elles, elles sont très concrètes ! ... Ce sont bien les seules ! :-D

  • frk987 le samedi 14 déc 2013 à 17:54

    Suite : on se demande pourquoi la France a encore le privilège d'avoir des taux de 2%, cette situation délirante ne saurait durer.

  • M6695204 le samedi 14 déc 2013 à 17:53

    Les marchés,ont prêté à des taux très faible a la France en raison de l'abondance de liquidité et qu'en derniers tout dernier recours ils placent leur fonds en dette Française vu que dans les autres pays structuré ils doivent payer des intérêts nettement plus élevé.En conclusion ils nous prêtent de l'argent a ces taux par défauts.Car nous ne sommes pas en situation de décider du taux auxquels nous empruntons.

  • frk987 le samedi 14 déc 2013 à 17:52

    Tout est virtuel chez les socialos, leur doctrine à la c.. en premier lieu. Le jour où les taux augmenteront de 2 ou 3%, on est dans la situation grecque.