Bruxelles : les cinq heures où la France fut mise en procès

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Pierre Moscovici a plaidé la cause de la France avec l'appui de Juncker devant des commissaires représentant les petits pays adeptes de la ligne dure.
Pierre Moscovici a plaidé la cause de la France avec l'appui de Juncker devant des commissaires représentant les petits pays adeptes de la ligne dure.

Accusée, levez-vous ! La France comparaissait mercredi devant la plus haute juridiction financière de l'union : la Commission de Bruxelles. Quinze commissaires réunis pour débattre de la situation budgétaire de trois pays - la France, la Belgique et l'Italie - et infliger des sanctions ou au contraire accorder de nouveaux délais afin de respecter les clous des 3 % de déficit. Sur 5 h 30 de réunion, le cas de la France a occupé, à lui seul... 5 heures ! C'est dire si l'Hexagone est dans le collimateur des commissaires. Ce dont nos concitoyens n'ont pas forcément conscience.In fine, la France s'est vu accorder un nouveau délai de deux ans. Mais les débats ont été très vifs. Le commissaire français Pierre Moscovici était, du fait même de sa nationalité, l'avocat tout désigné du dossier tricolore. Le socialiste - opportunément placé aux affaires économiques - possédait un allié de poids en la personne de Jean-Claude Junker, le président de la Commission. Mais les accusateurs étaient nombreux autour de la table. La ligne dure réclamait ni plus ni moins que des sanctions ! Parmi ses représentants, la France a éprouvé la virulence de l'Autrichien Johannes Hahn (chargé des politiques d'élargissement de l'union), la véhémence du Letton Valdis Dombrovskis (euro et dialogue social), les remontrances de la Suédoise Cecilia Malmström (commerce), les remarques acérées de la Danoise Margrethe Vestager (concurrence), sans compter les leçons du...

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