Bruxelles-La Syrie dénonce la "tolérance" pour le terrorisme

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    BEYROUTH, 22 mars (Reuters) - Les attentats de Bruxelles 
sont "le résultat inévitable de politiques erronées et d'une 
tolérance envers le terrorisme" de la part de certains Etats, a 
dit mardi un responsable du gouvernement syrien. 
    Le Hezbollah, qui combat les troupes de Damas, a au 
contraire jugé que les attaques étaient le fruit de la politique 
incendiaire du régime syrien et d'autres Etats du Proche-Orient. 
    Un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, 
cité par l'agence de presse officielle Sana, a affirmé que les 
attentats étaient la conséquence de la politique de certains 
pays "qui considèrent des groupes terroristes comme modérés".  
    Le gouvernement syrien estime que tous les groupes armés 
luttant pour le renversement du président Bachar al Assad sont 
des organisations terroristes, contrairement aux Occidentaux qui 
distinguent entre l'Etat islamique ou le Front al Nosra, 
considérés comme terroristes, et les groupes insurgés "modérés". 
    "La Syrie, qui affronte le terrorisme takfiriste depuis cinq 
ans, renouvelle son appel à coordonner tous les efforts sincères 
au niveau international pour faire face à la menace terroriste", 
a déclaré le responsable interrogé par Sana.  
    L'Europe est brûlée par "le feu" déclenché par le régime 
syrien et d'autres Etats du Proche-Orient, a estimé quant à lui 
le Hezbollah dans un communiqué condamnant les attentats. 
    "Le feu qui brûle l'Europe en particulier et le monde en 
général est le même que celui que des régimes ont allumé en 
Syrie et dans d'autres Etats de la région", a-t-il dit. 
    Ces attaques illustrent la menace croissante représentée par 
les groupes "takfiristes", référence aux groupes djihadistes 
comme l'Etat islamique, a ajouté la milice chiite libanaise, 
alliée de l'Iran.  
    En TURQUIE, le Premier ministre Ahmet Davutoglu et le 
porte-parole du président Tayyip Erdogan ont fermement condamné 
ces attaques, survenues trois jours après un attentat suicide à 
Istanbul imputé à l'Etat islamique, qui a coûté la vie à quatre 
touristes.  
    A DUBAÏ, le secrétaire général du Conseil de coopération du 
Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, 
Oman, Qatar), Abdoullatif al Zayani, a proposé l'aide du CCG à 
la Belgique.  
     
 
 (Tom Perry et Dominic Evans à Beyrouth, Daren Butler à 
Istanbul, Sylvia Westall à Dubaï; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 
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  • kurki le mardi 22 mar 2016 à 14:32

    "le résultat inévitable de politiques erronées et d'une tolérance envers le terrorisme" : bien dit !