Bruxelles juge la situation italienne «très inquiétante»

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L'économie italienne doit désormais emprunter à 6,75 % sur dix ans. Au-delà de Silvio Berlusconi, les interrogations portent sur la solidité de la croissance à long terme.

L'Italie approche-t-elle du point de non-retour ? Certains ministres des Finances n'ont pu s'empêcher de lever les yeux au ciel, mardi, au bout d'un nouveau huis clos à Bruxelles, alors que deux indicateurs inquiétants pour l'avenir de la monnaie unique viraient au rouge : le niveau des interventions de la BCE pour calmer les marchés et le coût auquel emprunte le Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui constitue pourtant la première ligne de défense si l'Italie venait à basculer après la Grèce, le Portugal et l'Irlande.

Les ministres de l'euro n'ont semble-t-il rien appris de leur collègue italien Giulio Tremonti, venu plaider à Bruxelles la cause d'un gouvernement Berlusconi désormais condamné . «Les marchés boivent la tasse depuis une semaine, mais de Rome on entend toujours la même chanson», regrette un porte-parole. L'Italie, à son tour, «entre dans le cercle vicieux», enchaîne un haut fonctionnaire. Ce cercle vicieux s'exprime directeme

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