Bruxelles frappée par des attentats, des dizaines de morts

le , mis à jour à 13:46
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ATTENTATS À BRUXELLES
ATTENTATS À BRUXELLES

BRUXELLES (Reuters) - Répétition coquilles.

Une série d'explosions a frappé le métro et l'aéroport de Bruxelles mardi matin à une heure d'affluence, faisant entre 26 et 34 morts selon les bilans, et conduit à un renforcement des mesures de sécurité ailleurs en Europe.

Aux alentours de huit heures locales, deux explosions, dont une serait l'oeuvre d'un kamikaze selon le parquet fédéral belge, ont retenti à l'aéroport Bruxelles-Zaventem et, une demi-heure plus tard, une autre a secoué la station de métro Maelbeek, en plein quartier européen.

"Ce que nous redoutions s'est réalisé. Notre pays et nos concitoyens ont été frappés par deux attentats aveugles, violents et lâches", a déclaré le Premier ministre belge, Charles Michel, évoquant de "nombreux" morts.

Le dernier bilan des pompiers, cités par la chaîne de radio-télévision publique RTBF, faisait état de onze morts à l'aéroport et la régie des transports bruxellois, la Stib, parlait de 15 victimes dans le métro.

Un peu plus tard, la chaîne publique néerlandophone VRT a quant à elle avancé un bilan de 34 morts, 20 dans le métro et 14 sur le site de Bruxelles-Zaventem.

"Pour le moment, il est trop tôt pour donner un nombre précis de victimes. La priorité a été donnée au traitement des blessés dont certains sont gravement blessés", a en revanche affirmé le procureur fédéral, Frédéric Van Leeuw.

Des images de l'aéroport diffusées sur les réseaux sociaux montraient dans la matinée des panaches de fumée au-dessus du terminal, des vitres brisées et des passagers en train d'évacuer le bâtiment par le tarmac.

Sur plusieurs vidéos, on pouvait voir le sol du hall jonché de plaques du faux plafond.

Le journaliste de la chaîne britannique Sky News Alex Rossi, qui se trouvait à l'aéroport, a dit avoir entendu deux "explosions très, très fortes".

"J'ai senti le bâtiment bouger. Il y avait de la poussière et de la fumée (...) Je suis allé là où avait eu lieu l'explosion et il y avait des gens qui sortaient, ils semblaient très choqués."

L'explosion dans le métro s'est produite non loin du siège de la Commission européenne, lorsqu'une rame arrivait à la station Maelbeek à l'heure de pointe du matin.

CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES

Ces attentats, qui interviennent quelques jours après l'arrestation de Salah Abdeslam, soupçonné d'avoir joué un rôle actif dans les attaques du 13 novembre dernier à Paris et Saint-Denis, n'ont pas été revendiqués pour le moment.

Des perquisitions étaient en cours mardi en milieu de journée, rapporte la RTBF, citant des sources judiciaires.

"Des personnes suspectées d'être liées aux attentats sont activement recherchées, y compris par des patrouilles de police en rue", ajoute la chaîne publique francophone.

Ces attaques ont entraîné un renforcement des mesures de sécurité dans les transports en Belgique et dans les pays voisins ainsi qu'à l'annulation de certains trains et de certains vols en provenance et à destination de Bruxelles.

La compagnie ferroviaire Thalys, qui relie notamment Paris à Bruxelles et Amsterdam, a annoncé sur Twitter l'arrêt complet de la circulation de ses trains.

Plus aucun train Eurostar ne part ou n'arrive dans la capitale belge, a écrit la société ferroviaire sur le site de réseau social.

L'aéroport de Bruxelles a fait savoir que tous les vols étaient suspendus au moins jusqu'à 06h00 (05h00 GMT) mercredi matin.

En France, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé le déploiement de 1.600 policiers et gendarmes supplémentaires, en particulier aux frontières et dans les infrastructures de transports aériens, maritimes et ferroviaires.

"La guerre contre le terrorisme doit être menée dans toute l'Europe et avec les moyens qui sont nécessaires, et notamment en matière de renseignements", a déclaré le président français, François Hollande.

La police fédérale allemande a également annoncé le renforcement de ses contrôles aux frontières avec la Belgique, la France, les Pays-Bas et le Luxembourg.

De même, plusieurs pays européens, comme les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Finlande ont fait savoir qu'ils renforçaient les mesures de sécurité dans les aéroports et certains lieux publics.

Lundi, le ministre de l'Intérieur belge, Jan Jambon, avait déclaré que le pays restait en état d'alerte en raison des risques de représailles à la suite de l'arrestation de Salah Abdeslam.

Le niveau d'alerte a été relevé mardi matin à 4, le niveau le plus élevé, dans l'ensemble de la Belgique.

(Bureau de Bruxelles, avec Jean-Baptiste Vey à Paris; Pierre Sérisier et Simon Carraud pour le service français)

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  • milano12 il y a 9 mois

    normal continuer a recevoir des arabes

  • M940878 il y a 9 mois

    arrêtons Schengen c'est le chaos complet , visas obligatoires pour tous pays africains , suppression du droit du sol et expulsion immédiate des sans-papiers

  • M898407 il y a 9 mois

    On peut seulement espérer qu'après ces nouveaux drames nos dirigeants irresponsables, qui ont attiré ces populations non intégrables par pur intérêt électoraliste, commencent à réfléchir aux moyens de leur retour massif dans leurs pays au lieu de se contenter de déclarations tardives et stériles. Car çà ne prend plus....

  • M5769532 il y a 9 mois

    Ben mince alors, je pensais qu'il n'y avait plus de frontières ?