Bruxelles douche les promesses d'Hollande

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La France aura le plus grand mal à tenir l'objectif d'un déficit public réduit à 3 % l'an prochain. À politique inchangée, le FMI attend déjà que Paris viole le contrat collectif, avec un déficit de 3,9 % en 2013.

Quelle que soit l'issue du bras de fer avec Berlin sur le dosage austérité-croissance, François Hollande fait face sans délai à un autre dilemme européen: à rebours des engagements pris avant et après la présidentielle, la France aura le plus grand mal à tenir, comme ses partenaires, l'objectif d'un déficit public réduit à 3 % l'an prochain.

La Commission européenne dévoile vendredi matin ses prévisions pour 2012 et 2013, et tout porte à croire que l'horizon s'assombrit dans l'Euroland, avec une fragile exception allemande: récession ou croissance en berne, chômage en hausse, recettes fiscales déprimées. Pour les capitales qui veulent tenir les 3 %, cela signifie mécaniquement la rigueur, davantage de coupes et plus d'impôts.

À politique inchangée, le FMI attend déjà que Paris viole le contrat collectif, avec un déficit de 3,9 % en 2013. Le président élu promet à ses interlocuteurs européens de tenir les 3 % et de contrôler la dette. Les chiffres de

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