Bruxelles demande aux Etats de prendre en charge 40 000 migrants

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Bruxelles demande aux Etats de prendre en charge 40 000 migrants
Bruxelles demande aux Etats de prendre en charge 40 000 migrants

La Commission européenne a demandé mercredi aux Etats de l'UE de prendre en charge sous deux ans 40 000 candidats à l'asile venant de Syrie et d'Erythrée, pour témoigner leur solidarité avec ces pays débordés par les flux de migrants. Elle les a également invités à accueillir 20 000 réfugiés syriens venus de pays extérieurs à l'UE. Ces deux actions doivent courir sur deux ans et être assorties d'aide financière aux Etats. «Nous voulons assurer un minimum de solidarité» au sein de l'Union européenne face à l'afflux de migrants et demandeurs d'asile en Méditerranée, «mais il n'est pas question» que cette mesure soit généralisée, a souligné le commissaire à l'Immigration, Dimitris Avramopoulos.

Ces mesures doivent désormais être approuvées par les Etats, plutôt réticents. Trois pays --le Royaume Uni, l'Irlande et le Danemark-- bénéficient d'une exemption, leur permettant de refuser de s'associer à cet effort de solidarité envers l'Italie et la Grèce. Une enveloppe de 6.000 euros sera allouée pour chaque demandeur d'asile pris en charge, a précisé la Commission. La mesure s'appliquera aux candidats à l'asile arrivés après le 15 avril.

«Pas de quotas»

La répartition doit se faire en fonction d'une clé prenant en compte la population et le PIB des Etats, leur taux de chômage et le nombre de demandeurs d'asile déjà accueillis. Concrètement, la France est appelée à prendre en charge 6 752 demandeurs d'asile syriens et érythréens et invitée à accueillir 2 375 réfugiés syriens au cours des deux prochaines années. L'Allemagne devra prendre en charge 11 849 demandeurs d'asile et réfugiés et l'île de Malte, également destination de migrants, 413.

«Il s'agit d'une solidarité minimale», a précisé M. Avramopoulos. «Chaque Etat peut faire davantage», a-t-il affirmé. «Nous ne proposons pas de quotas», a-t-il insisté en déplorant «les malentendus» créés par une «mauvaise ...

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