Bruxelles connaît sa pire crise de l'après-guerre à cause des attentats

le
0
Un mémorial aux victimes des attaques terroristes de Bruxelles devant la station de métro de Maelbeek, fermée, le 26 mars 2016.
Un mémorial aux victimes des attaques terroristes de Bruxelles devant la station de métro de Maelbeek, fermée, le 26 mars 2016.

Quelque 31 000 personnes, vivant à Bruxelles ou dans les zones contiguës, ont déjà été placées temporairement au chômage. Et la baisse du chiffre d’affaires des entreprises oscille entre -20 % et -40 %.

Les patrons sont formels, les politiques tentent de colmater ce qui peut l’être : la ville région de Bruxelles connaît sa pire crise de l’après-guerre en raison des attentats du 22 mars. Cette capitale d’un peu plus d’un million d’habitants pourrait voit disparaître rapidement 10 000 emplois, selon la Chambre de commerce et d’industrie de la ville. Quelque 31 000 personnes, vivant à Bruxelles ou dans les zones contiguës, ont déjà été placées temporairement au chômage. Et la baisse du chiffre d’affaires des entreprises oscille entre -20 % et -40 %.

Le secteur des hôtels et des restaurants est le plus touché : un rapide sondage révèle des baisses de fréquentation de 30 % à 50 % dans le centre-ville. Les touristes désertent la Grande Place, les Belges sortent moins, des commerces sont en train de « brûler leur trésorerie », affirme Izeo, un mouvement de défense des travailleurs indépendants.

Les commerçants sont d’autant plus à cran qu’ils s’estiment victimes de mesures qui avaient déjà terni l’image de la ville : la fermeture, en urgence, de tunnels routiers urbains délabrés, le « lockdown » décrété, en novembre 2015, par le gouvernement pour des raisons de sécurité et qui a totalement vidé la ville pendant plusieurs jours en raison de la menace terroriste. Ou encore l’instauration récente d’une grande zone piétonnière au cœur de la ville, qui a compliqué un peu plus l’accès au centre. Et ce, alors que les attentats ont entraîné la fermeture partielle du métro, qui n’est d’...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant