Bruxelles autorise ICE à racheter Nyse Euronext

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BRUXELLES AUTORISE LE RACHAT DE NYSE EURONEXT PAR ICE
BRUXELLES AUTORISE LE RACHAT DE NYSE EURONEXT PAR ICE

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a autorisé lundi sans conditions l'OPA de 8,2 milliards de dollars (6,1 milliards d'euros) d'IntercontinentalExchange (ICE) sur Nyse Euronext.

L'exécutif européen a expliqué ne voir aucun problème de concurrence à une fusion entre entités qui ne sont pas directement rivales.

Reuters avait rapporté la semaine dernière que le feu vert de l'Union européenne serait donné sans conditions.

"Une étape importante a été franchie aujourd'hui avec l'accord de la Commission européenne. La prochaine étape est la non-objection des régulateurs", a dit à Reuters Dominique Cerutti, directeur général adjoint de NYSE Euronext, en marge d'une conférence au ministère de l'Economie.

"Si cette non-objection est obtenue d'ici la fin du mois d'août, l'IPO (introduction en Bourse, NDLR) d'Euronext aura lieu au premier semestre 2014", a-t-il ajouté.

L'offre publique d'achat d'ICE doit permettre à ICE de renforcer sa présence sur le marché des futures de taux, de prendre le contrôle du Liffe londonien, deuxième marché de dérivés européen, et d'acquérir une position de force pour concurrencer CME Group, son grand rival américain.

L'entité issue de la fusion serait le troisième opérateur boursier mondial derrière CME et le numéro un mondial, Hong Kong Exchanges and Clearing.

La CE a dit qu'elle avait tout particulièrement examiné les conséquences de la fusion sur les dérivés de matières premières agricoles et de produits de l'agriculture et sur les dérivés d'actions américaines, sans trouver de motif d'inquiétude sur le plan de la concurrence.

Les nouvelles dispositions européennes sur les dérivés, qui seront introduites progressivement cette année, vont provoquer une augmentation spectaculaire de la demande de compensation de contrats de gré à gré.

La CE estime enfin que les chevauchements mineurs dans le trading de dérivés de devises et dans le trading obligataire ne sont pas préoccupants.

Le fait qu'ICE ait annoncé en mars qu'il plafonnerait pendant cinq ans ses commissions de trading sur certains contrats négociés sur le Liffe, entre autres sur le café, le cacao et le sucre, et mettrait en place des comités par produits si la fusion était approuvée a pu influencer la CE favorablement, a dit à Reuters une source proche du dossier.

Des traders du Liffe redoutaient que la fusion assure à ICE un quasi monopole sur ces trois contrats et n'aboutisse à une hausse des commissions.

Ethan Bilby, avec Constance de Cambiaire à Paris et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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