Bruxelles accorde un délai à la France, mais veut des réformes

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BRUXELLES DONNE, COMME PRÉVU, DEUX ANS DE PLUS À LA FRANCE
BRUXELLES DONNE, COMME PRÉVU, DEUX ANS DE PLUS À LA FRANCE

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a comme prévu accordé mercredi deux ans de plus à la France, jusqu'en 2015, pour ramener son déficit sous les 3% du PIB tout en la pressant d'étayer l'assainissement de ses finances publiques par des réformes structurelles.

Parmi celles-ci, elle mentionne une baisse du coût du travail, une plus grande concurrence dans les secteurs des services et de l'énergie ou encore l'ouverture des professions réglementées, tous domaines où elle rejoint les recommandations déjà faites par d'autres organisations internationales.

Elle insiste aussi sur la nécessité que la réforme des retraites à venir s'attaque aux régimes spéciaux et ne se traduise pas par une hausse des cotisations des entreprises.

L'exécutif européen avait annoncé début mai son intention de proposer deux ans de plus à la France pour passer sous le seuil de 3% de déficit public afin de tenir compte de la conjoncture dégradée dans l'Union européenne.

Le nouvel échéancier présenté mercredi est un déficit à 3,9% du PIB en 2014 puis 2,8% en 2015.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souligné que ce délai relevait d'une analyse économique cohérente avec celles d'organisations comme le FMI et l'OCDE, préoccupées par l'impact d'un consolidation budgétaire trop sévère dans l'environnement actuel.

Dans ses dernières prévisions pour la France, la Commission anticipe une contraction de l'activité de 0,1% cette année et une croissance de 0,9% l'an prochain, avec un déficit public 2013 de 3,7% qui passerait à 4,2% en 2014 à politique inchangée. Plus pessimiste, l'OCDE voit une récession de 0,3% en 2013.

"Le fait qu'on propose deux années de plus pour la correction du déficit n'est pas du tout une solution de facilité", a dit José Manuel Barroso lors d'un point de presse.

"DIAGNOSTIC PARTAGÉ"

"Au contraire c'est une exigence de poursuivre dans le sens de réformes qui sont indispensables car la France a depuis 10 ans, peut être 20 ans, perdu de la compétitivité comme on le voit dans l'évolution de sa part de marché" dans les échanges internationaux, a ajouté le président de la Commission.

En attendant, la France, contre laquelle Bruxelles a entamé une procédure de déficit excessif en 2009, a jusqu'au 1er octobre pour expliquer comment elle compte atteindre les objectifs qui lui sont assignés tout en prouvant que son budget 2013 est "rigoureusement exécuté" .

En déplacement à Rodez (Aveyron), François Hollande a déclaré que "la Commission européenne n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire, elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics."

"Ce qui est la vérité sur les retraites, c'est qu'une discussion s'engagera avec les partenaires sociaux avec justice, responsabilité et volonté d'en terminer avec les déficits", a ajouté le chef de l'Etat.

Dans l'immédiat, la Commission juge que les économies et les recettes supplémentaires prévues dans le programme de stabilité présenté début avril, qui vise un solde structurel des finances publiques (hors effet de la conjoncture) positif à l'horizon 2016, ne sont pas suffisamment détaillées.

Le projet de loi de finances 2014 présenté à l'automne sera dans ces conditions sous haute surveillance de Bruxelles.

Dans ses recommandations, l'exécutif européen juge "impératif" que les dépenses publiques de la France croissent "beaucoup moins vite" que le PIB potentiel dans la mesure où la réduction du déficit structurel a reposé jusqu'ici "principalement sur les recettes".

PAS D'AUGMENTATION DES COTISATIONS RETRAITES

La Commission, qui rejoint les analyses faites mardi et mercredi par l'OCDE et de la Banque de France, estime que des outils comme la MAP (modernisation de l'action publique) ou la nouvelle loi de décentralisation pour simplifier les échelons administratifs doivent être utilisés pour y parvenir.

S'agissant des comptes sociaux, elle évoque la prochaine réforme des retraites pour souligner que de "nouvelles mesures d'urgence" doivent être prises pour rééquilibrer les comptes du système au plus tard en 2020, année où ils pourraient accuser un déficit de 20 milliards d'euros si rien n'est fait.

Elle cite comme solutions possibles l'allongement de la durée de cotisation, l'abaissement de l'âge légal de départ et une "adaptation" de l'indexation des pensions sur l'inflation.

Mais comme le gouverneur de la Banque de France mardi, elle ne souhaite pas une augmentation des cotisations qui "aurait une incidence négative sur le coût du travail".

La compétitivité de l'économie française est au centre des préoccupations exprimées dans les recommandations de la CE, qui invite notamment le gouvernement à aller plus loin que le crédit d'impôt compétitivité emploi, sa mesure phare en la matière.

Elle note d'ailleurs que le montant de celui-ci, 20 milliards d'euros, est inférieur aux prélèvements supplémentaires sur les entreprises depuis 2010.

S'agissant de la productivité hors coûts, elle réclame de nouveau l'ouverture à une plus grande concurrence du secteur des services et des professions réglementées, des industries de réseau (gaz et électricité) ou du transport ferroviaire, après avoir concédé que "peu de progrès ont été enregistrés en 2012".

La Commission appelle enfin à une réforme du marché du travail allant plus loin que l'accord patronat-syndicat de janvier et souhaite de même une réforme du système d'assurance chômage pour en assurer la viabilité.

Yann Le Guernigou à Paris, avec Jean-Baptiste Vey et Ingrid Melander, Elizabeth Pineau à Rodez, édité par Yves Clarisse

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  • M7650121 le mercredi 29 mai 2013 à 19:44

    C'est surtout que le père Barroso, il a été placé la par les USA. Il faut rapeller qu'il était pst des jeunes étudutiants maoistes!! Puis sentant le communisme arrivé, les ricains ont détourné ce cher José avec une bourse de l'OTAN... Puis de retour au Portugal il a essayer de brader la companie Pétro nationale au fond Carlyle(Bush) et ce de grès à grès... Comme il n'a pas pu, on l'a placé à un poste ou il aurait le loisir d'etre redevable. Lui + les gugus à Goldman partout en UE !

  • M9035148 le mercredi 29 mai 2013 à 19:26

    Maintenant que les gays peuvent se marier , il n'y a plus besoin d'autres réformes , tout va bene.....

  • M9035148 le mercredi 29 mai 2013 à 19:24

    Monsieur BAROSSO , il faudrait que vous veniez faire le travail. On attend depuis 1 an des réformes ,et depuis 1 an , hollandouille etJMZ nous envoient des leurres....

  • wanda6 le mercredi 29 mai 2013 à 19:12

    Monsieur Barosso doit revenir au Portugal pour sauver son pays !

  • wanda6 le mercredi 29 mai 2013 à 19:08

    . L'UE devait tirer tout le monde vers le haut, elle tire tout le monde vers le bas. Car, par idéologie, et parce que cela profite à une élite mondialisée et à certains pays (mais pas à leurs peuples), on se refuse de voir/traiter les vrais problèmes du système et de protéger un minimum nos économies - comme on le fait pourtant plus ou moins discrètement, et plus ou moins efficacement, partout ailleurs, Chine, USA, Japon...

  • wanda6 le mercredi 29 mai 2013 à 19:07

    Abandonner notre modèle social, sacrifier nos industries, marchander notre démocratie ne suffiront d'ailleurs pas à la bête, elle en voudra toujours plus sur l'autel de l'ultralibéralisme ; elle finira par vouloir la peau de notre agriculture "vivotante" comme elle a eu la peau des pêcheurs, mais avant cela les retraites et les salaires minimums sont les prochains sur la liste.Il faudra s'aligner sur l'Allemagne qui s'aligne elle sur plus bas

  • wanda6 le mercredi 29 mai 2013 à 19:06

    •Vu sur forum La machine à appauvrissement des peuples tourne à plein régime."Flexisécurité" de l'emploi : pour nous faire avaler la précarité généralisée, il fallait bien un nouveau mot effectivement. Le bébé mutant de flexibilité et sécurité - deux antonymes dans ces sens - sonne tout simplement le glas de la notion de "sécurité de l'emploi".

  • M2280901 le mercredi 29 mai 2013 à 19:02

    la France a adopté le mariage des phoques , c'est pas suffisant ?

  • M4661438 le mercredi 29 mai 2013 à 17:37

    nous vivons en dictature !

  • M9018493 le mercredi 29 mai 2013 à 17:25

    les fonctionnairesde Bruxelles ,grassement payés et qui peuvent partir à la retraite entre 50 et 55 ans ,nous dictent leurs ordres sur notre retraite quelle foutaise!!!!

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