Bruxelles accentue sa pression sur Google

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Margrethe Vestager, le 14 juillet à Bruxelles en Belgique.
Margrethe Vestager, le 14 juillet à Bruxelles en Belgique.

La Commission européenne a engagé, jeudi, deux nouvelles procédures pour abus de position dominante contre le groupe américain.

Le Brexit – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) – n’empêche pas Bruxelles de fonctionner. La preuve : jeudi 14 juillet, la commissaire européenne à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, a annoncé qu’elle engageait deux nouvelles procédures à l’encontre de Google, pour abus de position dominante.

L’acte d’accusation concerne les pratiques publicitaires du groupe américain et un « additif » à un acte d’accusation, déjà envoyé mi-avril 2015, portant sur le service de comparaison de prix Google Shopping. Au total, le géant des services Internet est désormais visé par trois procédures, en comptant celle engagée en avril 2016 visant le système d’exploitation pour smartphones Android.

L’offre publicitaire de Google est dans le collimateur de Bruxelles depuis les années 2009-2010, du temps du prédécesseur de Mme Vestager, l’Espagnol Joaquin Almunia. Jeudi, la commissaire a pointé les services « AdSense » – des offres de publicité contextualisées (en rapport avec le contenu du site Web) que le groupe américain propose à des sites tiers utilisant par ailleurs son moteur de recherche.

A chaque fois qu’un internaute effectue une recherche, des publicités « contextuelles » s’affichent. S’il clique sur la publicité, Google et l’éditeur (le site tiers) reçoivent une commission. Sur ce marché de l’intermédiation publicitaire, le mastodonte de Mountain View (Californie) occupe une position dominante de 80 % en Europe, estime la Commission.

Ce qu’elle reproche au...

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