Bruno Le Roux : les coulisses d'une démission express

le , mis à jour à 06:48
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Bruno Le Roux : les coulisses d'une démission express
Bruno Le Roux : les coulisses d'une démission express

Son sort a été scellé en quelques minutes à peine. Moins de vingt-quatre heures après les révélations de l'émission « Quotidien » sur les CDD de ses deux filles mineures à l'Assemblée comme assistantes parlementaires, le ministre de l'Intérieur a démissionné mardi. « Ce n'était pas possible autrement », soupire un conseiller de l'Elysée. Et tant pis si Bruno Le Roux est un ami de François Hollande, fidèle parmi les fidèles, lui qui a été le patron des députés socialistes pendant une grande partie du quinquennat. « Le président n'a pas hésité. Il n'y a pas eu de débat », raconte l'un de ses proches.

 

QUESTION DU JOUR. Comprenez-vous le départ de Bruno Le Roux ?

 

François Hollande et son Premier ministre ont découvert « l'affaire » lundi, peu après l'émission. « Bruno ne les a pas prévenus. Il savait que ces informations allaient sortir. Il n'a rien vu venir, son entourage non plus », note, encore étonné, un conseiller ministériel. C'est Gaspard Gantzer, le Monsieur Communication du chef de l'Etat, qui en a informé ce dernier, alors qu'il se trouvait à l'Elysée avec le Premier ministre du Japon. Une fois le dîner de travail avec Shinzo Abe achevé, les portables se sont mis à chauffer. François Hollande a sans doute espéré que Bruno Le Roux démente les faits... il n'en a rien été. Le Premier ministre et le président ont ensuite longuement échangé. « Leur religion a été faite à ce moment-là, dans la soirée », confie un témoin. A cause de la nature des faits, mais aussi du contexte avec « l'affaire Penelope », en pleine campagne. Alors que les principaux candidats à la présidentielle débattent sur le plateau de TF 1, le couple exécutif décide de faire « vite et propre », et de voir dès le lendemain celui qui serait bientôt l'ex-locataire de la Place Beauvau.

 

Trois mois et quinze jours

 

A 14 h 30 hier, mardi, les trois hommes se retrouvent donc à l'Elysée. ...

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  • bernm il y a 9 mois

    On devrait faire simple. C'est l'assemblee nationale qui embauche les assistants parlementaires, et les propose ensuite aux deputes. On ne peut pas faire confiance aux deputes pour se gerer.

  • M9941825 il y a 9 mois

    Il fallait faire vite pour justifier le traitement imposé à FILLON : cette pratique était ( et est toujours ) autorisée par la loi= il reste à vérifier tous les parlementaires qui l'ont utilisée et pourquoi ne pas l'étendre aux amis ( et amies ) Le roux se consolera avec ses avantages garanti à vie soit voiture avec chauffeur et garde du corps d'après le journal " le point "= ce qui devrait être controlé quoique immoral mais autorisé