Bruno Le Maire promet 80 à 90 milliards d'euros d'économies

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    PARIS, 17 septembre (Reuters) - Bruno Le Maire, candidat à 
la primaire de la droite, promet dans son "contrat présidentiel" 
dévoilé samedi de réaliser de 80 à 90 milliards d'euros 
d'économies sur la dépense publique au cours de son quinquennat 
s'il est élu en 2017. 
    Pour y parvenir, le député Les Républicains propose de 
supprimer 500.000 postes de fonctionnaire, de réduire les 
dépenses quotidiennes des administrations ou d'abroger certains 
dispositifs affectés à la politique de l'emploi ou du logement. 
    Il se défend toutefois de vouloir effectuer une "purge" dans 
le budget de l'Etat. 
    "Si l'on considère que la dépense publique s'élève à 1.200 
milliards d'euros par an en France, cette diminution de 80 à 90 
milliards sur cinq années demeure réaliste et donc crédible", 
peut-on lire dans le "contrat" de Bruno Le Maire. 
    "En rupture avec la pratiques des dix dernières années, les 
économies programmées (...) signent le refus de la logique du 
'rabot' budgétaire qui a prévalu", lit-on également dans ce 
document d'un millier de pages, présenté à Sète (Hérault) lors 
de la rentrée politique du candidat. 
    Selon lui, ce programme, catalogue de mesures dans les 
domaines du régalien, du développement durable ou des 
institutions, a valeur d'engagement. 
    Les principaux candidats des Républicains à l'investiture 
présidentielle s'engagent à réaliser des économies du même ordre 
- 85 à 100 milliards d'euros pour Alain Juppé, 100 milliards 
pour Nicolas Sarkozy et 110 milliards pour François Fillon. 
    Dans leurs programmes d'inspiration libérale, ils prévoient 
pour la plupart des baisses d'impôts et, parallèlement, de 
s'affranchir en début de mandat de l'objectif européen de 3% de 
déficit budgétaire.   
    Longtemps considéré comme le troisième homme de la primaire 
des 20 et 27 novembre, Bruno Le Maire à rétrogradé à la 
quatrième place, derrière François Fillon, dans un sondage 
Harris Interactive paru jeudi, avec 9% des intentions de vote au 
premier tour.   
 
 (Simon Carraud, édité par Henri-Pierre André) 
 
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