Bruno Delamotte : "Il faut confier les gardes armées au secteur privé"

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Un agent de sécurité. Photo d'illustration.
Un agent de sécurité. Photo d'illustration.

Le Point.fr : Avec l'état d'urgence, la COP21 et la mobilisation antiterroriste, les forces de sécurité de l'État sont déjà en surchauffe. Qu'est-il possible de faire pour mieux utiliser leurs moyens ?

Bruno Delamotte : Le seul moyen aujourd'hui, c'est la privatisation ! Le recours a des agents privés de sûreté. Le problème, c'est que ces personnes doivent être armées et que nous avons en France des réticences marquées sur ce point. Nous sommes contraints par la loi du 12 juillet 1983 qui réglemente les activités de sécurité privée, et ne permet pratiquement qu'aux seuls convoyeurs de fond de porter une arme. Un certain nombre de missions armées assurées par des fonctionnaires pourraient néanmoins être confiées au secteur privé. Elles permettraient de libérer des policiers et des gendarmes en les réaffectant aux fonctions classiques de sécurité de la population. Et les militaires intégrés au plan Vigipirate au profit des OPEX.

À quelles missions pensez-vous ?

Avant même de vous répondre, je précise que mes propositions ne concernent pas mes propres activités : mes entreprise n'exercent pas dans ce domaine. S'agissant des missions que des « privés » pourraient très bien remplir, je pense par exemple au gardiennage des ambassades, à la protection de nombre de VIP que le SDLP (Service de la protection) ne parvient plus à...

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