Broadway et Offenbach mènent le bal des spectacles pour les fêtes à Paris

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Du 5 décembre 2013 au 1er janvier 2014, 'My Fair Lady' revient au Théâtre du Châtelet. All rights reserved
Du 5 décembre 2013 au 1er janvier 2014, 'My Fair Lady' revient au Théâtre du Châtelet. All rights reserved

(AFP) - La comédie musicale triomphe pour les fêtes à Paris, du grand classique "My Fair Lady" en version originale à l'adaptation française de "La Belle et la bête", mais Broadway est talonné par un précurseur du spectacle musical populaire, Jacques Offenbach, joué dans toute la France.

L'engouement des Français pour la comédie musicale ne se dément pas. Le Théâtre du Châtelet, qui réalise sous la direction de Jean-Luc Choplin 40% de son activité avec les "musicals", reprend sa production virtuose de 2010 de "My Fair Lady", créée en 1956 à New York avec Julie Andrews et Rex Harrison.

"My Fair Lady" est alors un succès inégalé, avec 2.717 représentations ! On n'en est pas là à Paris, mais les 23 représentations programmées du 5 décembre au 1er janvier se remplissent à toute vitesse, après 27 représentations en 2010 soit 45.000 spectateurs.

"On a dit que +My Fair Lady+ était la comédie musicale parfaite", rappelle le metteur en scène canadien Robert Carsen. Drôle et profonde à la fois, elle reprend le thème de "Pygmalion" de Bernard Shaw (1913). Henry Higgins, professeur de phonétique et misanthrope, parie avec son ami le colonel Pickering qu'il peut faire passer la jeune vendeuse de fleurs Eliza Doolittle pour une "lady".

La comédie musicale - comme le film avec Audrey Hepburn de John Cukor en 1964 - joue sur les accents, terribles marqueurs sociaux de l'Angleterre de l'époque, et la version originale (surtitrée) offre au spectateur la saveur de l'accent cockney et de l'anglais le plus huppé. En 2014, le Châtelet s'attaquera à un autre mythe, "Un Américain à Paris", co-produit avec Broadway.

Dans un autre registre, le théâtre Mogador francise les dernières productions américaines. Après "Le Roi Lion", "Mamma Mia" et "Sister Act", voici "La Belle et la Bête", adapté par Disney de son dessin animé en 1994 et vu par plus de 35 millions de spectateurs dans le monde. Les numéros se succèdent à un rythme époustouflant. Mogador annonce pour 2014 "Le Bal des Vampires" mis en scène par Roman Polanski.

Paillettes et boule à facette sont de sortie avec "D.I.S.C.O.", aux Folies Bergère jusqu'en janvier.

Crocodile trompeur

133 ans après sa mort, Jacques Offenbach reste le compositeur le plus joué en France autour de Noël, avec sa musique festive et ses intrigues enlevées. L'inventeur de l'opéra bouffe français a composé en 35 ans environ 90 opérettes et opéras bouffe où il égratigne la bonne société de l'époque.

En cette fin 2013, Offenbach règne en maître, de l'Opéra de Marseille ("Orphée aux enfers") à l'Opéra de Toulon ("La vie Parisienne") et celui de Lyon ("Les Contes d'Hoffmann"). A Paris, la truculente compagnie "Les Brigands" monte au théâtre de l'Athénée une adaptation de "La Grande-Duchesse de Gérolstein" avec la délicieuse soprano Isabelle Druet.

"La Belle au bois dormant", le "ballet des ballets" selon Noureev, s'installe pour les fêtes à l'Opéra Bastille, tandis qu'à Garnier, l'Opéra de Paris reprend un ballet culte du chorégraphe contemporain Angelin Preljocaj, "Le Parc". Au Théâtre des Champs-Elysées, la pétulante Blanca Li fait danser les robots, dans une pièce futuriste bourrée d'énergie.

Et pour les amateurs de découvertes, le Théâtre des Bouffes du Nord propose "Le crocodile trompeur", version déjantée et jazzy de l'opéra de Purcell "Didon et Enée", du 27 décembre au 12 janvier, avant une tournée en France et en Allemagne. Effet de surprise garanti!

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