Brive, rendez-vous en terre inconnue

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Brive, rendez-vous en terre inconnue
Brive, rendez-vous en terre inconnue

Pour sa troisième rencontre de Challenge Cup, le CA Brive se déplace en Russie pour affronter l'Enisei-STM, club d'ordinaire basé à Krasnoïarsk, en Sibérie. La rencontre se jouera sur les bords de la mer Noire, à Sotchi, pour éviter les températures négatives.

Le champion de Russie 2014, l’Enisey-STM Krasnoïarsk, a obtenu le droit en mai dernier de disputer la première compétition européenne de son histoire à l’issue d’un tournoi qualificatif entre « nations mineures » du continent. Basé en Sibérie, le club a reçu les Irlandais du Connacht, le 14 novembre dernier dans un froid glacial. Un déplacement que ne fera pas Brive et qui évitera donc les -7°C prévus ce samedi à Krasnoïarsk. C’est en effet à Sotchi, terre des derniers JO d’hiver, que les Corréziens ont rendez-vous. « On ne connaitra pas les mêmes conditions que le Connacht. Ça sera déjà mieux pour nous », en rigole l’entraîneur Nicolas Godignon. Même son de cloche chez son talonneur François Da Ros : « C’est préférable de jouer à Sotchi qu’en Sibérie en ce moment vu les températures... » Alors que l’intendant du club, Bertrand Fournial, préfère ironiser sur cette situation : « C’est à Sotchi, pas en Sibérie, on ne met pas les tongs et le maillot de bain mais pas loin ! »

« Il ne faudra pas leur manquer de respect »

Afin d'affronter de possibles températures basses, le staff technique corrézien a prévu de s'adapter, comme l’explique Stéphane Polly, préparateur physique du club : « Si on a des températures très froides, on aura peut-être une partie de l’échauffement dans les vestiaires. » C’est d’ailleurs pour cette raison que le club a rejoint Sotchi dès jeudi pour mieux préparer les joueurs. Cependant, 10° sont annoncés samedi dans la cité olympique...

Face à cette équipe peu connue, qui a perdu contre le Connacht (14-31) et à Newcastle (55-7), Brive affiche de l’ambition. « On a pu observer cette équipe grâce aux deux premiers matchs de Coupe d’Europe. C’est une équipe physique, elle est assez performante dans les zones d’affrontements. C’est une équipe de bas de tableau de Pro D2, analyse Godignon. Il ne faudra pas leur manquer de respect pour autant. » De son côté, François Da Ros a hâte de retrouver la Russie, où il a déjà pu jouer une rencontre. « J’ai déjà joué là-bas avec l’équipe de France amateur. Il n’y avait pas beaucoup de monde en tribunes mais ça a peut-être évolué depuis. »

Guillaume MARION

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