Brice Dulin : " On ne peut pas se permettre de laisser des points en route "

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Brice Dulin : " On ne peut pas se permettre de laisser des points en route "
Brice Dulin : " On ne peut pas se permettre de laisser des points en route "

Une semaine après la défaite à domicile face à Castres, Brice Dulin ne voit pas en le match face à Agen une revanche. Ancien joueur du SUA, l'arrière du Racing ne cache pas que ce match sera particulier pour lui mais concède également ne pas avoir de contacts avec le staff des Bleus.

Brice Dulin, peut-on parler de double revanche avant ce match, match aller et match contre Castres perdu ?
Je ne pense pas qu’il y ait de revanche à avoir. C’est juste une réaction par rapport au match qu’on a pu faire le week-end dernier et qui a été un petit peu médiocre de notre part. Surtout ça, rectifier les mauvaises choses.

Yannick (Nyanga) disait qu’il avait eu honte la semaine dernière...
De là à avoir honte, je ne sais pas. Mais c’est surtout dommage de rendre une copie pareille, surtout à domicile, alors qu’on était sur une bonne dynamique. Après, ça peut nous faire que du bien, permettre de vraiment repartir à zéro, de nous remettre en question, de bien travailler et, surtout, de continuer à progresser comme on a pu le faire depuis le début de la saison.

Comment avez-vous qualifié cette défaite ? Les entraîneurs en ont parlé, ils ont dit qu’elle était inquiétante, anecdotique par rapport à l’avance que vous aviez ?
Il n’y a pas de défaite anecdotique dans ce championnat parce que c’est tellement serré qu’on ne peut pas se permettre de laisser des points en route, surtout à domicile. Il n’y a rien d’alarmant non plus parce qu’on ne joue pas non plus la relégation mais il faut qu’on reste sur notre bon parcours par rapport au début de saison, sur notre plan de marche et qu’on continue à progresser, tout simplement, parce qu’on est loin d’avoir gagné quelque chose encore ou d’avoir fait de grandes choses donc il faut juste continuer à engranger des points pour espérer aller le plus loin possible en fin de saison.

Une défaite à oublier

Le Racing 92, c’est comme le Paris-Saint Germain...
(Rire) Je n’irai pas jusque-là non plus. C’est surtout que c’est vraiment dommage de faire un match comme ça alors que, jusqu’à maintenant, on avait continué à progresser et à faire de meilleures choses de match en match. C’est une erreur, je l’espère, et c’est pour ça que je parlais de réaction plutôt que d’autre chose.

D’un point de vue purement comptable, même si c’est une défaite à domicile, vous avez un match en retard et seulement deux points de retard sur Toulon...
Tous les points comptent donc il ne faut pas se dire qu’on va les rattraper car ça va être dur de récupérer cette défaite à domicile. Pour nous, il faudra continuer à être sérieux et, surtout, ambitieux sur les points qu’on peut récupérer à chaque week-end.

Pensez-vous que c’est un hasard le fait que vous ayez perdu à domicile ce week-end-là, que le Stade Français ait perdu aussi, que Toulouse ait perdu à domicile dans un week-end de doublon ?
Je ne sais pas du tout. Une coïncidence ? Peut-être, peut-être due au doublon. Après, ce sont les aléas. Ça fait des années que c’est le cas pour la plupart des équipes. Il faut savoir s’adapter, on a quand même un groupe avec de bons joueurs encore. C’est juste que ceux qui ont été sur le terrain, on n’a pas fait le job nécessaire pour remporter le match. Il ne faut pas non plus se cacher derrière les doublons. Je pense que les joueurs qu’il y a dans notre groupe sont des joueurs de qualité et on est en capacité, le staff surtout, de pouvoir bien gérer cette période.

Ça a piqué un peu plus que les semaines précédentes à l’entraînement ? Un discours un peu plus musclé de la part des entraîneurs ?
Il y a eu une remobilisation, comme après chaque défaite. Je crois que le plus dur à gérer a été le vent et la pluie sur le début de semaine mais, après, on a bien travaillé et il ne faut pas non plus s’alarmer et tout remettre en question par rapport à un match. Il faut juste remettre les choses dans l’ordre, continuer à bien travailler avec les armes et nos forces qu’on a eu depuis quelques matchs et quelques temps.

Affronter Agen, quelque chose de particulier

Le pire, c’est que c’est votre ancien club, Agen, qui va en faire les frais et avoir la tête sous l’eau après sa victoire contre La Rochelle ?
Que ce soit Agen ou un autre club, ce qui est important pour nous, c’est de bien figurer. Après, c’est vrai que ça va être particulier pour moi car j’ai quelques copains en face mais, comme chaque week-end, il faut en faire abstraction car on a souvent des affinités avec les joueurs en face. Ça me fera aussi plaisir de jouer contre Agen. Pour nous, ça va être un petit test supplémentaire qui va, je l’espère, nous permettre de remettre la marche avant.

Est-ce que vous suivez encore un peu Agen, ce qu’ils font, leur parcours difficile ?
Je suis toujours les résultats car, comme je l’ai dit, il y a quelques joueurs avec qui j’ai joué que ce soit en jeunes ou quand j’ai commencé en professionnel là-bas. C’est quand même le club où j’ai commencé ma carrière professionnelle donc j’ai toujours un oeil sur eux. J’espère toujours au fond de moi qu’ils se maintiennent pour avoir l’occasion de revenir à Armandie un jour. C’est vrai que c’est difficile, ils n’ont pas forcément une profondeur d’effectif qui leur permet, quand ils ont des blessés ou des absents de continuer à être compétitifs. Mais on a vu ce week-end qu’ils capables de faire les matchs. Je pense que ça fait plusieurs week-ends où, même à l’extérieur, ils ne s’en sortent pas trop mal donc tant que c’est encore jouable sur le plan comptable, il faut y croire.

Le match aller avait été chaud entre les deux clubs...
(Sourire) J’avais regardé ça. C’était un peu chaud mais je me souviens que, dans ce contexte où on monte de Pro D2 en Top 14, quand on reçoit des grosses écuries comme ça ou soi-disant des grandes équipes, on a envie de montrer qu’on peut rivaliser donc c’est sûr que c’est beaucoup plus engagé que d’habitude et qu’il y a peut-être des débordements mais ça arrive, ce n’est pas non plus catastrophique. Ça fait partie du jeu mais ce n’est pas, je pense, le plus important.

Aucun contact avec les Bleus

Vous vous êtes éloigné de l’équipe de France, c’est un constat. Est-ce que vous vous estimez encore suffisamment près ?
Près ? Je ne sais pas. Près par la distance, du fait que je sois au Plessis, c’est sûr ! Après, je ne me pose pas la question de l’équipe de France ou pas. Le but, pour moi, était d’enchaîner à nouveau les matchs, de retrouver un niveau correct et c’est le cas. Je reprends énormément de plaisir sur le terrain. Je pense que le groupe et le fait qu’on joue bien, m’a aussi beaucoup aidé. Tout est positif pour moi dans ma tête pour le moment et pour le reste, il suffit d’être bon, on verra par la suite.

Comment expliquez-vous votre absence du groupe France qui, pour certains observateurs, est difficile à comprendre ?
Je ne sais pas si je peux l’expliquer. Je sais que, de mon côté, j’ai mis un peu de temps à retrouver de bonnes sensations sur le terrain, donc c’est assez logique. Après, les choix, ce n’est pas moi qui les fais et je n’ai pas non plus à les commenter. Je l’ai dit, le but pour moi était de retrouver du temps de jeu ici avec le Racing, des bonnes sensations, de surtout faire des bons matchs et d’être régulier. C’est quelque chose qui me tenait à coeur et j’y arrive enfin. Donc, après, je me préoccupe surtout de ce qui se passe chaque week-end.

Avez-vous eu des contacts avec le nouvel encadrement ?
Pas du tout.

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