Brice Dulin : " Je savais que ça allait être difficile pour moi "

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Brice Dulin : " Je savais que ça allait être difficile pour moi "
Brice Dulin : " Je savais que ça allait être difficile pour moi "

Brice Dulin plaide coupable sur l'essai de Watson en début de match. Habituellement arrière, le joueur du Racing explique ses erreurs par un manque d'automatismes au poste d'ailier où il a été titularisé par PSA. Il espère pouvoir montrer ce qu'il sait faire le week-end prochain, à son vrai poste cette fois.

Brice Dulin, est-ce que c’était une soirée difficile pour vous ?
Oui même si c’est surtout le résultat en lui-même qui est décevant. Après c’est vrai que ça n’a pas été mon meilleur souvenir de rugby ces derniers temps.

Qu’est-ce qui a été compliqué ?
Je savais que ça allait être difficile pour moi : d’avoir la capacité d’être toujours bien placé et d’avoir un temps d’avance parce que je n’ai pas les automatismes à l’aile. Le premier essai c’est totalement de ma faute : il n’y a que l’extérieur, sauf qu’il le joue bien et moi je défends très mal. C’est vrai que ce sont des points donnés trop facilement et qui nous coûtent un peu cher sur la fin de match.

Il a fallu s’adapter à ce nouveau poste ?
Ce n’est jamais facile, d’autant plus à un haut-niveau comme celui-là. Ce n’est pas le championnat... J’avais joué quelques matchs à Agen mais depuis j’ai toujours évolué à l’arrière et c’est là que j’ai mes meilleurs repères. Ce n’est pas une excuse non plus mais c’est vrai que ça n’a pas été facile tout au long du match parce qu’il a fallu que je passe mon temps à observer. J’avais ce petit dixième de seconde qui m’empêché d’être toujours bien placé ou d’avoir le temps d’avance nécessaire pour anticiper les choses. Ça n’a pas été facile mais j’ai essayé de faire ce qu’il fallait. Il y a eu du très mauvais comme avec la défense sur Watson, mais il y a eu de meilleures choses de temps en temps.

« Ce n’est pas nous qui avons les cartes en main »

On a vu une équipe de France un peu brouillonne, manquant un peu de patience. C’est votre sentiment ?
C’est surtout la patience qui nous a manqué. Même si le rugby qu’on a essayé de mettre en place n’a pas été parfait, on a su trouver à certains moments des trous dans leur défense, on est arrivé à concrétiser des moments, sauf qu’il y a eu des manques de patience, notamment en début de match qui nous aurait permis de prendre le score et de ne pas courir après. Ça aurait été plus facile pour nous par la suite. Est-ce qu’on était en capacité de revenir aussi ? C’était le match de reprise, le trop plein d’envie qui a, fait qu’on avait envie de marquer très vite et d’enchaîner les choses. Il aurait fallu qu’on construise et qu’on fasse le dos rond, un peu comme l’on fait les Anglais en début de match. Mais ça viendra, je l’espère, le week-end prochain.

Que vous a dit Philippe Saint-André ?
Pour le moment il est resté assez sobre avec nous. Je pense qu’on aura l’analyse vidéo en début de semaine mais après il ne faut pas se miner non plus : quand on reprend avec en club ou là, le premier match est loin d’être parfait. Il y a eu de bonnes choses et il faut juste pendre conscience maintenant qu’on est capable de les créer et être un peu plus patient dans les zones où on marque.

Avez-vous l’impression d’avoir perdu des points? Comptez-vous vous rattraper au poste d’arrière le week-end prochain ?
Je l’espère ! (sourire) Il faudra surtout basculer sur le match. Ceux qui auront la chance de jouer devront essayer de faire le maximum, mais ce n’est pas nous qui avons les cartes en main sur la décision finale. On a juste donné des garanties pendant la préparation et je l’espère sur le match qui est passé et sur celui à venir, mais on est dépendant de ce qui va se passer plus haut. 

Propos recueillis par Jean-François Paturaud, à Twickenham.

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