Brian Laudrup, l'anti-Zlatan

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Brian Laudrup, l'anti-Zlatan
Brian Laudrup, l'anti-Zlatan

Il y a 23 ans, le Danemark remportait l'Euro en Suède à la surprise générale, avant six ans plus tard de vivre un quart de finale de Coupe du monde d'anthologie contre le Brésil. A chaque fois, le leader technique s'appelait Brian Laudrup. Un homme dans l'ombre d'un grand frère trop imposant, mais qui à défaut d'avoir le charisme et l'égo d'un Zlatan Ibrahimovic, a su emmener son pays plus haut qu'il ne l'espérait.

Saison 1994-1995, les Rangers viennent de jouer Falkirk en Premier League écosaisse. Attaquant vedette du club de Glasgow, Brian Laudrup, demande à parler à son entraîneur Walter Smith : " Coach, je viens de recevoir une offre du FC Barcelone, si vous lisez la presse demain, sachez que je l'ai refusée. " Le technicien écossais est choqué : " Pourquoi tu as fait une chose pareille ? " La réponse de l'international danois traduit son sens des priorités : " Je préfère rester ici, je suis heureux, j'aime notre manière de jouer, j'aime ma vie ici en Écosse, j'aime la mentalité des gens, ma famille est heureuse. " Alors que dehors, il pleut averse, il se permet même d'ajouter sur le ton de la plaisanterie : " je préfère jouer Falkirk sous ce magnifique climat britannique. " Deux décennies plus tard, Brian Laudrup ne regrette pas son choix : il est une légende en Écosse, quand sa famille - deux enfants en bas âge à l'époque - s'est posée après des passages éphémères à la Fiorentina et au Milan AC. " Ma femme plaisantait toujours en disant qu'une fois que le dernier tableau était accroché au mur, il fallait tous les décrocher pour repartir. " En repoussant les avances de la Dream Team de Johan Cruyff, Brian Laudrup manque peut-être la plus belle opportunité de sa vie. Ou alors donne une leçon de sagesse : admettre ses limites et s'éviter une nouvelle déception dans un très grand club après ses échecs relatifs au Bayern Münich puis au Milan AC. Tout en ne s'exposant pas au jeu des comparaisons avec son aîné Michael, ancienne gloire Blaugrana.

La libération de l'Euro 1992


Car ce frère qu'il aime tant est également le plus gros poids qu'il ait eu à porter durant sa jeunesse : " D'abord, j'étais "fils de" car mon père était un excellent joueur (ndlr : Finn Laudrup, 19 sélections en équipe nationale danoise), Michael est arrivé et a fait une telle carrière qu'il est considéré comme le meilleur joueur que le Danemark ait jamais eu. Pour moi, c'était très dur quand j'étais jeune, "Brian, le frère de Michael". J'en étais affecté. " La libération personnelle approche pourtant en juin 1992, lorsque le Danemark s'avance pour le championnat d'Europe en Suède, pour remplacer au pied levé une équipe de Yougoslavie disqualifiée en raison de la guerre des Balkans.…


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