Brexit : vendredi, journée de panique sur les marchés financiers

le , mis à jour à 09:41
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Brexit : vendredi, journée de panique sur les marchés financiers
Brexit : vendredi, journée de panique sur les marchés financiers

Douche froide dès le réveil pour tout le monde. Qu'ils aient voté pour ou contre la sortie de l'Europe, les Britanniques ont dû se faire peur hier matin en constatant le séisme mondial boursier que leur vote a suscité. Leur monnaie, la livre sterling, avait décroché face à l'euro et au dollar, pour retomber à son niveau de... 1985. Avec des répliques dans le monde entier. Choc dans le choc, à part l'Espagne, les places les plus violemment touchées hier en Europe étaient Paris et Francfort et non pas Londres, qui a clôturé à - 2,76 % tout de même... Les Bourses des deux piliers de l'Europe ont chuté respectivement de 8,04 et 6,82 %. Les investisseurs seraient-ils plus inquiets pour la nouvelle Europe à 27 que pour le Royaume-Uni ?

En réalité, de Tokyo (- 7,92 %) à New York (- 3,39 %) en passant par Hongkong, Shanghai (- 1,30 %), Moscou (- 2,94 %), Madrid (- 12,22 %)... pas une Bourse n'a résisté à la déferlante Brexit. Avec l'impression d'une réplique des secousses ayant suivi un certain 15 septembre 2008, lorsque la gigantesque faillite de la banque américaine Lehman Brothers avait été révélée. « C'est l'un des plus gros chocs sur les marchés de tous les temps », commentait hier Joe Rundle, analyste chez ETX Capital, qui redoute des conséquences « probablement plus importantes que tous les événements survenus depuis la faillite de la banque Lehman Brothers » (voir notre infographie). Hier en Europe, c'est le secteur bancaire qui a été le plus malmené, particulièrement en France, où le titre BNP Paribas a perdu... 16,62 %, et celui de la Société générale plus de 20 % !

 

 

Si Londres s'en est un peu mieux sorti vendredi, « c'est parce que les Américains, toujours méfiants face à l'incertitude, avaient anticipé un Brexit et commencé à rapatrier de Londres leurs actifs boursiers, explique Mathieu Dubicq, gérant de fonds chez Skylar. Je pense qu'hier ils ont élargi ce mouvement de ...

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  • M8252219 il y a 5 mois

    Le Front national sait parfaitement exploiter ce grand malaise. Il n'est pas le seul. Partout, les partis nationalistes sont à l'affût.Les extrêmes ne sont que des égoïsmes de personnes qui jouent sur les peurs et l'obscurantisme des peuples pour prendre le pouvoir et les attributs qui vont avec. En aucun cas pour améliorer la vie des citoyens , seule leur place au soleil les guide . ÊTRE CALIFE À LA PLACE DU CALIFE est leur unique vision.

  • frk987 il y a 5 mois

    OK Danalias, mais une certitude ce ne sera pas à Paris, mais à Frankfurt ou à Luxembourg. La France socialiste est un repoussoir universel.

  • stepone7 il y a 5 mois

    une journee ?? c est fini maintenant ?? tout va remonter ?? vraiment bizarre