Brexit-Sapin exclut un statut particulier pour les financiers

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    * Paris Europlace aimerait un statut particulier pour la 
finance 
    * Sapin s'y oppose mais veut accroître l'attractivité de 
Paris 
    * Accélération des discussions avec les banques basées à 
Londres 
    * L'idée d'une zone franche "circule", reconnaît Bresson 
 
 (Actualisé avec refus de Michel Sapin) 
    par Julien Ponthus, Maya Nikolaeva et Myriam Rivet 
    PARIS, 27 octobre (Reuters) - Michel Sapin a rejeté jeudi 
l'idée d'un statut spécial pour les cadres supérieurs des 
entreprises financières, défendue par Paris Europlace pour 
convaincre les banques établies à Londres d'installer des 
équipes à Paris en raison du Brexit. 
    Le ministre de l'Economie et des Finances a cependant 
souligné que le gouvernement était déterminé à accroître 
l'attractivité de la place financière de Paris. 
    Le délégué général de Paris Europlace, Arnaud de Bresson, a 
déclaré jeudi à Reuters que l'organisme chargé de défendre les 
intérêts de la place demanderait la création d'un tel statut. 
    "L'idée irait jusqu'à créer un statut qui soit dérogatoire 
du droit commun en matière des droits sociaux", a-t-il dit, en 
précisant: "On commence à échanger dessus" avec le gouvernement. 
    Paris Europlace doit présenter un rapport à la mi-novembre 
avec des mesures réglementaires, législatives et fiscales pour 
inciter les sociétés financières installées à Londres de choisir 
Paris plutôt que Francfort, Milan, Amsterdam ou Dublin. 
    Interrogé par Reuters sur ces déclarations, Michel Sapin a 
répondu : "Il faut faire attention, en France, il y a aussi des 
règles auxquelles nous tenons beaucoup qui sont des règles 
républicaines de traitement identique entre les différentes 
personnes, entre les différents métiers et donc on ne peut pas 
faire un statut particulier pour un métier particulier qui 
serait celui de la finance." 
    "Pour saisir les opportunités du Brexit, les imaginations 
sont au pouvoir. Nous, nous agissons, il est nécessaire de 
renforcer l'attractivité de la place de Paris dans le domaine 
financier. Il y a des propositions qui ont été faites", a 
poursuivi le ministre. 
    Il a cité la baisse progressive à 28% de l'impôt sur les 
sociétés qui a été votée à l'Assemblée nationale et le guichet 
unique en cours de mise en place. 
    "Que d'autres idées aujourd'hui fleurissent, je peux le 
comprendre mais ce n'est pas parce qu'elles sont émises que pour 
autant elles sont immédiatement reprises", a-t-il ajouté. 
     
    ZONE FRANCHE 
    Le dialogue avec les banques ou les institutions financières 
potentiellement intéressées par une implantation à Paris 
s'accélère, s'est félicité Arnaud de Bresson.  
    "Le Brexit est l'opportunité pour la place financière d'être 
écoutée et de faire en sorte que nos sujets puissent être 
considérés parmi les priorités des réformes à mettre en oeuvre, 
et ceci est valable tant pour le domaine réglementaire et fiscal 
qu'en matière de droit du travail", a-t-il dit.     
    L'idée de créer une zone franche ou une zone économique 
spéciale pour le secteur financier est aussi mentionnée dans des 
cercles financiers.   
    Arnaud de Bresson n'a pas souhaité évoquer davantage ce 
dossier mais a reconnu que "l'idée circule".  
    Le délégué général de Paris Europlace a néanmoins rappelé 
qu'il avait cosigné en 2008 une tribune en ce sens dans le 
quotidien Le Figaro avec l'ancien ministre de l'Economie Edmond 
Alphandéry et le président à l'époque de Lehman Brothers France 
Xavier Rolet.  
    "Pourquoi ne pas créer dans un lieu à déterminer dans la 
périphérie de Paris et de préférence à proximité d'un centre 
universitaire réputé, un pôle d'activités à fiscalité optimisée 
où puissent se regrouper des fonds de gestion alternatifs 
français et étrangers, des activités d'enseignement et de 
recherche dans le secteur de la finance et des start-up de 
l'industrie financière ?", s'interrogeaient alors les trois 
hommes.  
    De nombreux dirigeants et analystes estiment que le 
Royaume-Uni, au terme des négociations avec l'Union européenne 
sur sa sortie, perdra son "passeport européen" qui assure aux 
sociétés financières régulées à Londres l'accès aux marchés de 
l'UE.  
    Le gouvernement, la Ville de Paris, la région Île-de-France 
et le secteur financier français ont annoncé de nombreuses 
initiatives et un paquet de mesures, notamment fiscales, pour 
renforcer l'attractivité de la France.    
    Dans ce contexte, la décision la semaine dernière des 
députés de durcir la taxe sur les transactions financières 
(TTF), dans le cadre de l'examen en première lecture du projet 
de loi de finances pour 2017, a été fortement critiquée par la 
place de Paris.   
    Le quotidien Le Monde écrivait lundi, sans citer de source, 
que Goldman Sachs  GS.N  hésitait entre Paris et Francfort pour 
transférer 1.000 à 2.000 emplois actuellement basés à Londres. 
  
 
 (Avec Jean-Baptiste Vey et Leigh Thomas, édité par Dominique 
Rodriguez) 
 

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  • axfapi il y a 12 mois

    donc si Sapin l exclut , c'est qu il y en aura un

  • M8614773 il y a 12 mois

    il fera ce qu'on lui dit ^^

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